Wriggles d’amour

Ces cinq-là resteront dans la mémoire de la chanson (photo DR)

Ils furent cinq (puis trois) diables rouges de la chanson. Les Wriggles, le sait-on, c’est terminé, fini, disloqué, séparé, coulé… Plouf ! Depuis presque un an déjà.
Ce papier est le premier que j’ai signé sur les Wriggles, en mai 2000, à Paroles et Musiques justement. Un peu comme on écrit une sincère déclaration d’amour. Le « chapo » de l’article disait : « Nominés en sélection parallèle, il est évident que les Wriggles concourent pour la palme d’or qu’ils méritent. »

Archive. Jamais sans doute la chanson française n’avait connu ça, n’avait entendu de trucs aussi forts, aussi directs, sans la moindre retenue : les cinq garçons des Wriggles n’ont pas fini d’alimenter nos conversations.
C’est un croisement chansonnier entre Fluide Glacial, Charlie Hebdo, Le Psikopat et Le Canard Enchaîné, un truc efficace qui nous laisse sur le flanc, épuisés que nous sommes par nos rires continus, cloués par une impertinence jamais vulgaire, vaincus mais heureux de l’être par ce groupe qui repousse sans cesse nos limites. Il faut les voir, charge totale, en nationalistes supporters du PSG, il faut les entendre philosopher sur « la vie (qui) parfois fait plouf » : celle du photographe du Rainbow-Warrior, celle d’Éric le grand skipper, celles des passagers du Titanic, celle du petit Grégory qui « apprenait la vie / au bord de la rivière / avec son père »… Il faut les entendre déculpabiliser l’homosexuel, relativiser ses tentations : « C’est pas toi qui as décidé la dissolution / C’est pas toi qui as dessiné les plans de Tchernobyl / T’as jamais affirmé que c’était un détail / T’as pas pris Fabius à l’économie / Tu rentres pas dans les églises à coups de hache… » Bondissant dans tout l’espace scénique du Magic-Mirrors, les Wriggles sont devenus, à coup sûr, le violent coup de cœur du festival. Qu’importe qu’ils aient déboulé sur scène en chantant une Mauvaise réputation à décoiffer Brassens, à lui recoller sa pipe, ce boy’s band est parti pour une réputation qu’on lui envie déjà. Ce fut triomphe sous le baroque chapiteau de la rue Tissot : la grande scène de Jeanne-d’Arc leur est déjà promise. Pour plus rapidement qu’on puisse l’imaginer. A très bientôt !

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27 janvier 2011. Étiquettes : . Archives de concerts, En scène.

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