Barjac (2) : Philippe Thomas, Dominique Ottavi

De notre envoyée sur place, Catherine Cour,

Lorsque j’ai dit que je n’avais pas apprécié la prestation de Paco Ibañez, ça a fait réagir une amie Varoise : Joëlle Lantéri, une autre fondue de chanson « de parole ». Elle a essayé d’impulser un « festival d’hiver » à Saint-Maximin la Sainte-Baume, dans un lieu splendide : le cloître du couvent de la chapelle royale. Malheureusement les 120 spectateurs nécessaires à la rentabilité du projet n’étaient pas tous au rendez-vous et seul Jean-Michel Piton a pu y être programmé…
Joëlle m’a donc écrit son ressenti :
« Paco, c’est d’abord le timbre de sa voix. Elle est, je crois, unique, singulière. Elle ne s’impose pas mais capte le public. Paco et sa langue (ses langues !) ibérique nous surprend, nous étonne, nous invite au voyage, à la rencontre. Particulièrement celle de Pablo Neruda et de sa liberté souveraine »

Dimanche 31 juillet – le chapiteau

La journée commence mal : le marché bio et ses clients occupent une grande part des places de parking et je tourne une demi-heure avant de pouvoir me garer. La conférence de Daniel Pantchenko sur son livre « Je ne chante pas pour passer le temps » est commencée et a fait le plein : impossible de rentrer dans la salle. Une amie qui a pu y assister me dit qu’elle l’a trouvée intéressante et instructive : Daniel Pantchenko l’illustre avec des chansons de Jean Ferrat, qu’il éclaire d’anecdotes et relie à la vie de l’artiste.
En début d’après-midi, sous le chapiteau, deux artistes se succèdent. Celui qui essuie les plâtres n’est pas forcément le plus mal loti : celui qui hérite du créneau 18 h 30 – 19 h 30 doit capturer fermement (et dans les deux ou trois premières chansons) l’attention des spectateurs qui balancent entre rester apprécier le spectacle ou filer avant la fin pour avoir le temps de dîner avant d’aller faire la queue devant les grilles du château.

Philippe Thomas (photos Catherine Cour)

Ce dimanche, le premier programmé est un jeune chanteur lauréat du prix « Vive la reprise 2010 » : Philippe Thomas. Il associe des musiques rythmées, un peu rock, un peu folk, parfois tziganes, à des textes très travaillés, où chaque mot porte. Des sujets fort différents comme tout chanteur « à texte » qui se respecte… j’ai bien aimé l’histoire de son copain « Manu » et de son vélo ou celle de Roselyne et de son amoureux de la caisse du Carouf. Il a de l’humour, de l’autodérision. Ça me plaît bien. « Roselyne, elle vit avec un lion / Elle vit avec un con / Qu’a les pieds sous la table / Du poil de la main au menton / De la barde au bidon / Et ça se dit louable. » Et sa conclusion : « Voyez-vous, pauvres sots, adeptes du sofa / Passifs assoiffés, fainéants du cabas / La jalousie, peut-être, fera lever vos fesses / Si je dis qu’un amant peut se cacher aux caisses. » (le site de Philippe Thomas, c’est là)

Avec Ottavi, convenons que les choses se corsent !

Le deuxième chanteur du jour est Dominique Ottavi. Je le connaissais comme écrivain, parlant du Sud, de la Méditerranée, des contes de son pays : la Corse. Je ne le savais pas chanteur. Bon, je suis restée jusqu’à la fin sans être vraiment emballée ni par la voix, ni par les textes, ni par les musiques, ni par l’interprétation… tout est « pas mal », mais rien n’accroche vraiment. Et pourtant les sonorités du provençal et du corse, du nissart et de l’italien me sont familières. Ça n’est donc pas parce que je ne  comprends pas la langue que je n’ai pas adhéré au spectacle proposé, même quand Dominique Ottavi nous propose un titre nommé « Allegria » : la liesse ! (le site de Dominique Ottavi, c’est ici)

(suite de la journée de dimanche par le prochain courrier)

1 août 2011. Étiquettes : , . Barjac, Catherine Cour, En scène, Festivals.

2 commentaires

  1. Joël CARPIER replied:

    Moi aussi j’ai créée une conférence sur Jean FERRAT en 2009, avec son accord et celui de Gérard MEYS. Je serais à ANTRAIGUES les 10, 11 et 12 août à 18h. Moi je n’ai pas de livre à vendre, juste à parler de mon ami Jean FERRAT.
    Joël CARPIER Mandataire de Jean FERRAT pour son exposition

    Réponse : Merci, Joël, pour cette info. Mais j’espère que ce n’est pas une faute d’avoir un livre à vendre pour vous. Il me semble que Daniel Pantchenko fait utile promotion de son livre (fort intéressant au demeurant) et s’en va, ce qui me semble assez normal, à la rencontre de ses lecteurs. MK

  2. Joël CARPIER replied:

    Non ce n’est pas une faute d’avoir un livre à vendre que je trouve également très bien documenté. Je le signale souvent comme une référence aux visiteurs de l’exposition ou au public de mes conférences, avec également le numéro spécial de Je Chante Magazine.

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