Barjac (4) : éloge à Jean Duino

De notre envoyée spéciale sur le front de la chanson de parole, Catherine Cour,

Laffaille, Fortin et une "chum" canadienne (ph. CC)

Lundi 1er août,

La journée commence par la remise du prix Jacques Douai (lire notre billet précédent)… en fait, il y a deux récipiendaires depuis quelques années et le jury a décidé d’ajouter un hommage à Marc Chevalier « de son vivant », tant qu’à faire !
Avant la remise des prix, Gilbert Laffaille et Nathalie Fortin ont décidé d’offrir un petit concert au public du festival. L’ennui est que le concert a été programmé dans la petite salle de cinéma (jauge : 90 places assises, plus deux escaliers !) et que 150 ou 200 personnes souhaitaient y assister ! Premiers arrivés, premiers servis (quelques resquilleurs, malheureusement…), mais c’est vraiment râlant de se voir fermer la porte au nez ! surtout après une heure de queue sous le soleil… bon, j’étais du bon côté de la porte, mais solidaire avec les festivaliers « lourdés ».
Le mini-concert de quatre chansons a pris de l’ampleur à la demande générale. Nathalie en a profité pour inviter une « chum » Canadienne à venir chanter « La Manicouagan » : Hélène

Sous le chapiteau
Ma page d’écriture et le travail sur les photos du dimanche m’ont pris davantage de temps que prévu. Je suis arrivée trop tard pour assister au premier concert du jour. Trois collègues, consultées, m’ont dit avoir apprécié le tour de chant des deux chanteuses de Juja Lula, très « vivant », très décalé. Dommage pour moi ! J’essaierai de croiser à nouveau leur route.

Jean Duino, inspiration exotique et images colorées

Le deuxième concert était celui d’un chanteur que j’apprécie beaucoup : Jean Duino. Je l’ai d’abord « connu » par chanteurs interposés : j’avais vu son nom en auteur des paroles de deux chansons que j’aime bien : « Qui », mise en musique et interprétée par Véronique Pestel et « Ceux qui ont bien tourné » par Bernard Joyet. Deux gages de qualité qui m’ont incitée à aller l’écouter dans ses concerts, lorsque j’en ai l’opportunité. Je n’ai pas regretté et comme j’ai la chance qu’il soit de vers chez moi, je peux en profiter souvent (la prochaine fois, ça sera le 20 août à Port de Bouc)
J’apprécie son écriture subtile, simple et rigoureuse, les histoires qu’il raconte, son inspiration exotique et les images colorées qu’il nous suggère, les rythmes qu’il emploie. Je trouve dans ses vers la même finesse, la même intemporalité et la même complétude que dans les chansons écrites par Anne Sylvestre ou Michèle Bernard, mes deux références dans les auteurs actuels !
Et puis c’est un homme sympathique et abordable, ce qui ne gâche rien.
Il a lancé depuis quelques mois une souscription pour son prochain CD et il a un projet en cours de réalisation : il a écrit une chanson qui va être enregistrée par un collectif d’auteurs-interprètes. Entre autres Gilbert Laffaille, Nathalie Miravette, Joël Favreau, Clément Bertrand, Bernard Joyet, Gilles Roucaute, Allain Leprest, Pierre Margot, Jehean…
Le bénéfice en sera versé à l’association « Ange », qui lutte pour la guérison de l’épendymome, une des « maladies orphelines ». Pour l’avoir reprise en chœur avec les spectateurs de Barjac, je peux vous dire que le texte en est assez jouissif et même un tantisoit subversif ! Encore un qui ne sera pas invité à la garden-party de l’Élysée… ou peut-être, en 2012… Il y a même un site dédié au projet, qui porte le titre (encore énigmatique) de la chanson, et sur lequel on pourra suivre son évolution. Le seul indice que je suis autorisée à vous donner, tant que ça n’est pas finalisé : trouvez les consonnes qui vont entre les voyelles… (le site de Jean Duino)

En parlant « souscriptions », j’ai aussi récupéré sur la table d’Éric Nadot, de TDS, un flyer pour celle du futur album de Laurent Berger. Encore un chanteur que j’ai découvert récemment, grâce à l’association « Chansons Buissonnières 38 », qui propose tous les ans une superbe programmation. J’ai adoré ses textes et sa personnalité.

Mon challenge était d’écrire aussi sur « la vie autour du festival ».
Il y en a peu, entre les projections du matin, les « apéros » offerts par les uns ou les autres, les heures d’attente devant le chapiteau ou les grilles du château… et puis les spectacles ! mais comme il faut bien vivre et se nourrir, je vais parler un peu des restaurants.
Il y en a beaucoup, à Barjac. Toutes les qualités sont représentées, de la crêperie-pizzéria au restaurant « traditionnel » et à ceux « de luxe ». J’en ai fréquenté pas mal, pour les tester, et j’ai adopté cette année « La gargouille », un restaurant de cuisine régionale de grande qualité et de prix très correct : menu à 25 € (entrée, plat principal, dessert) ou carte. Il se cache un peu en retrait de l’église et propose des tables sur la rue Jean Moulin ou sur une terrasse tranquille, abritée par une immense voûte de pierre. Le propriétaire peut vous raconter les vignobles qui composent sa carte des vins aussi bien que le vivier où il s’approvisionne en truites ou le récoltant des champignons qu’il vous sert, la recette de chaque plat ! Pour moi, c’est la preuve qu’il est passionné par ce qu’il fait et, en général, la cuisine qui est servie dans ce genre de restaurant m’a rarement déçue.
J’y achève d’ailleurs cette rédaction.

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2 août 2011. Étiquettes : , , . Barjac, Catherine Cour, En scène, Festivals.

6 commentaires

  1. Stéphane. replied:

    « Hélène », ainsi dénommée dans l’article, n’est autre bien sûr que la Québécoise Hélène Maurice, laquelle est aussi la complice de Gérard Pierron & Bernard Meulien dans leur spectacle-hommage à Gaston Couté, « Le Discours du Traîneux ».

  2. Bernadeth replied:

    Moi aussi, j’étais du bon côté de la porte (mais j’aurais fait la queue dès 6h du mat’ pour ne pas rater Gilbert Laffaille. Petite précision: Hélène (Maurice) a chanté « La Manic », chanson de Georges Dor (ici: http://www.youtube.com/watch?v=JsGzcK826YU&feature=related ). elle a chanté ensuite avec Gérard Pierron devant le château…
    Chapiteau: Juja et Lula: j’ai trouvé très bon…encore un petit effort sur les textes, peut-être? J’ai bien aimé Duino aussi, avec un regret sur le son (je le lui ai dit) : les paroles n’étaient pas toujours bien audibles.
    Parlons « restau », maintenant: C’est mon 3ème Barjac…J’ai définitivement fait l’impasse sur un vrai repas le soir, mais j’ai cantiné pratiquement tous les midis au « Nature et thés » de la rue Salavas. C’est très frais, c’est bon, sans prétention, le personnel est très gentil et arrangeant . On mange en terrasse en bonne compagnie et tous les déjeuners (et sans doute dîners?) se sont faits en musique: Clara Moreau, Martine Scozzessi, Ioanes Trio Métèque, Charlotte…Seule infidélité: « Le Scapin » près de l’église où je me suis laissée tenter par une omelette aux girolles fraîches qui ne m’a pas déçue.

  3. Cat replied:

    C’est le restaurant en face de la cyber-boutique ? J’y ai mangé quelques fois l’année dernière et tu as raison : c’est frais et bon ! Une copine m’a parlé de très bons tapas. Je pense que c’est là
    Mais j’ai trouvé qu’il y avait trop de passages dans la rue et pas assez de recul.

    J’ai testé un restau tout en bas du village, à l’angle de la place, en contrebas, mais les seuls plats qui me tentaient, je les ai goûtés cette fois-là… je n’avais pas de raison d’y retourner
    Il y en a un sur une place très tranquille, en haut, où j’avais mes habitudes l’année dernière, mais j’ai été déçue cette année : 30 minutes avant qu’on prenne ma commande ! Je n’y suis pas retournée

    « La gargouille » est bien en retrait, très calme (le réseau du téléphone ne passe pas sous sa grande voûte !), frais… et les plats sont bons et goûteux. Je n’y suis pas allée tous les jours, mais au moins trois fois (moi aussi, je ne dîne pas !) et j’en ai été satisfaite

    C’est vrai que le son de Duino n’était pas très bon et qu’on ne comprenait pas toujours les paroles. Avec, en plus, le bruit de la route à côté, les motos, les ambulances, c’est vrai que le son laisse parfois à désirer sous le chapiteau ! C’est bien dommage

  4. Bernadeth replied:

    Permets-moi d’ajouter quelques mots sur « la vie autour du festival » : un hommage aux sympathiques, infatigables (et bénévoles) vendeurs de La Marseillaise qui nous permettent, à toute heure du jour, d’avoir un compte-rendu exhaustif des spectacles de la veille dans un journal engagé qui ne démérite pas. Ils pensent arrêter d’ici deux ans… Leur relève n’est pas assurée.
    Une pensée aussi aux deux revendeurs de disques et livres d’occase près de la billetterie.
    Un regret : cette année (l’an prochain non plus…) la foire aux potiers n’a pas coïncidé avec le festival !
    Une consolation : le marché bio du dimanche. Et le marché pas bio mais agréable du vendredi matin où faire quelques courses d’arrivée et/ou de départ.

  5. Cat replied:

    D’accord avec toi pour les ajouts 🙂
    C’est vrai que la foire aux potiers (qui présente de réelles œuvres d’art !) m’a manqué
    J’aurais bien aimé que le marché bio soit le jeudi ou le vendredi : ça m’aurait permis de rapporter des trucs frais à la maison. Mais, bon, on ne peut pas tout avoir et ce qu’on a est déjà très bien !

  6. Bernadeth replied:

    Au marché du vendredi, j’ai acheté avant de repartir : du raisin, des champignons frais (girolles et petits cèpes) des myrtilles et de vraies reines-claudes avec lesquelles j’ai fait 14 pots de confiture samedi et de l’essence de lavandin. Et au bio j’avais pris de la farine de chataignes…

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