Barjac (13) : résistances…

Je traîne de plus en plus les pieds à l’idée de rédiger ce qui va être mon dernier compte-rendu des spectacles proposés par le festival « Chansons de parole » 2011. J’avoue m’être bien amusée à le faire, avoir apprécié que ça me permette de partager ces moments avec des personnes qui n’ont pu y assister (même si ça n’est que MON ressenti et que je sois incapable d’analyser les lignes mélodiques d’une chanson, le contexte culturel d’une autre ou que j’ignore la discographie d’un troisième. D’autres spectateurs le feront, ailleurs, et mieux que moi !)
Je regrette juste de ne pas avoir réussi à susciter davantage de commentaires à ces « articles » chez les autres festivaliers. Ça n’est pourtant pas faute de les avoir sollicités : « Je donne mon avis, mais vous, pourquoi ne pas écrire le vôtre, si vous n’êtes pas d’accord avec ce que je dis ? »Enfin, les réactions viendront peut-être, plus tard… ou pour d’autres festivals, d’autres spectacles, lorsqu’un lecteur de ces « chroniques » voudra faire partager une découverte, raconter un bon moment passé lors d’un spectacle, quelque part en France ou dans la francophonie… J’aimais beaucoup, dans le défunt Chorus, lire les comptes-rendus des festivals d’ailleurs : Belgique, Canada… j’ai beau être une grande voyageuse, je me limite, pour l’instant à la France et à la Suisse, mais j’aime bien savoir ce qui s’est passé ailleurs.Enfin, là, à Barjac, le dernier soir, dans la cour du château, nous avons pu voir et entendre Flow, suivie de Richard Desjardins.

Flow, une énergie impressionnante

Flow, le tam-tam-brousse de mes amis branchés « chanson à texte » me l’avait fait découvrir il y a deux ans. J’avais reçu un mp3 de la part d’un copain Belge (qui le tenait d’un ami de Montpellier. Comme quoi, la bonne chanson, ça n’a pas de frontières !) avec ce commentaire : « Tiens, écoute-ça et dis-moi ce que tu en penses ! » Le souvenir de ma réponse, « Il a des textes intéressants mais une drôle de voix, ton copain », le fait encore rigoler des mois plus tard !
Depuis j’ai apprécié de nouveaux textes et me suis habituée à la voix de Florence Vaillant… autrement dit : Flow. J’ai lu avec intérêt un long entretien qu’elle a accordé à Francofans il y a quelques mois et j’étais ravie d’avoir enfin l’opportunité de la découvrir sur scène. Je savais, toujours par mon ami, qu’elle y avait une belle présence : je confirme ! La voix et le physique sortent des normes et peuvent surprendre, mais moi, j’adore. Et puis l’énergie qu’elle déploie sur chaque texte est impressionnante ! Que ce soit « Le sourire d’un môme », « Avignon », « Coca », « Shalom » ou « Poufiasse », j’apprécie les paroles, la puissance de la voix et le jeu de scène qu’elle nous offre.
Le public également, qui la redemande !

Richard Desjardins, en solo guitare (photos CC)

Dernier entracte de la dernière soirée. Et dernier artiste programmé… Et c’est là que je sors mon joker, précieusement économisé, mais que j’espérais bien garder dans ma poche, tant les artistes programmés à ce festival sont tous des gens fort sympathiques et qui ne demandent qu’à être connus. Ce n’est d’ailleurs pas que je ne VEUX pas en parler de Richard Desjardins, mais plutôt que je ne PEUX pas en parler !
Bon, tant pis ! Je vais être la risée de tous les amateurs de chanson, de tous les amoureux de l’œuvre et des prestations de Richard Desjardins, mais j’avoue (avant d’essayer de trouver un trou de souris à ma taille) : je me suis endormie pendant le concert ! j’ai honte… mais mon corps a voté l’extinction des feux. Je ne peux donc parler que des trois premières chansons… et encore…
J’avais écouté quelques uns des précédents cd de Richard Desjardins, avais lu que son engagement ne portait pas que sur la chanson, mais qu’il avait également une conscience politique, qu’il menait des combats écologiques (Barjac et sa région sont, pour l’instant, décorés de nombreuses affiches « Non au gaz de schiste » et un des films de Richard Desjardins, présenté en avant-première, est « Trou story », sur l’exploitation des ressources minières. Il y a donc une forte convergence).
J’avais bien quelques doutes sur ma résistance à la longueur de certains textes, à leur poésie très lyrique. Et le spectacle « guitare-voix » était certainement d’une beauté sobre et dépouillée… mais sa monotonie (non ! pas sur la tête, le coup de matraque, Michel !) m’a cueillie à la fin d’une semaine fatigante… et j’ai plongé dans les bras de Morphée. Les applaudissements, à la fin de chaque chanson, n’ont pas réussi à m’en sortir. (Cette anecdote va faire bien rire ceux qui me connaissent et qui savent que mes meilleures nuits durent, au mieux, trois heures, généralement entre trois et six heures du matin. JAMAIS à onze heures du soir !)

C’est ce que je qualifierais de fin de festival en queue de poisson !
Désolée… j’essaierai de faire mieux l’année prochaine (si je ne me fais pas virer pour non-professionnalisme avant !)
Mais je vais profiter de la brièveté de mon dernier sujet pour parler d’un ami qui œuvre dans l’ombre au festival et dans de nombreuses salles de spectacle : Éric Nadot et son association qui devrait être reconnue d’utilité publique : « Tranches de scènes ». Il propose GRATUITEMENT aux artistes de diffuser les informations qui les concernent : sorties de CD, dates et lieux de concerts. De même les internautes peuvent consulter gratuitement ces informations sur le site de Tranches de Scènes, à la rubrique « Qui chante ce soir ? ». Il est possible d’affiner la recherche par artiste, par département… C’est génial et c’est indispensable quand, comme moi, on habite une région où il ne se passe pas grand-chose comme spectacles de chansons « de parole » mais qu’on n’hésite pas à faire des kilomètres pour aller voir des artistes qui nous plaisent. Toujours dans le but de diffuser au maximum l’œuvre des artistes, Éric tient une grande table dans une salle du château de Barjac, où il vend, sans aucun bénéfice pour lui et en sacrifiant son temps (il ne peut jamais assister à un des spectacles du chapiteau) les cd que les chanteurs de la liste lui confient. Ceux qui veulent soutenir son action peuvent le faire en adhérant à l’association, ce qui leur permet, pour 50 €, de recevoir 4 dvd (à choisir parmi les 9 déjà parus, chacun centré sur un artiste et sa « famille » d’amis chanteurs, ou en attendant les futurs à paraître) et de participer à une liste de discussion fort intéressante où les amateurs de chansons s’échangent des informations sur la programmation de diverses associations, les spectacles à venir de chanteurs qu’ils aiment, font des comptes-rendus de spectacles auxquels ils ont assisté (ceux sur Barjac commencent à arriver). Éric vient juste de décider d’ouvrir cette liste de discussion aux internautes qui souhaitent y participer, même s’ils ne sont pas adhérents à TDS : un mail à Éric et un petit mail de présentation en arrivant sur la liste… et le tour est joué ! Le dernier DVD en date, c’est Bernard Joyet et le numéro dix, qui ne devrait pas tarder, aura pour vedette Michèle Bernard. Merci pour tout, Éric !

Et merci Michel, de m’avoir donné l’opportunité de jouer à la journaliste. Barjac, c’est fini ! Je te rends la plume, tout en espérant avoir, un de ces jours, l’occasion de t’envoyer un nouveau témoignage « coup de cœur » pour un de ces artistes ou un spectacle que tu es dans les premiers à recommander d’aller voir… et puis ça m’étonnerait qu’on ne s’y croise pas un de ces jours !

Bons spectacles et bonnes rencontres à tous.

Cat (qui, malgré son nom, n’arrivera jamais à faire cour…t)

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8 août 2011. Étiquettes : , , , . Barjac, Catherine Cour, En scène, Festivals.

13 commentaires

  1. Elsa replied:

    J’ai entendu Flow pour la 1ère fois à un concert de Jamait où elle faisait la 1ère partie … une belle découverte en effet !

  2. JeHaN replied:

    Merci beaucoup pour ces comptes-rendus, je vais pouvoir faire croire que « j’ai fais Barjac ». Sans rancune pour Desjardins, je me rappelle m’être endormi a un concert de Ferré mais… chut ! Au plaisir, avec des bises, JeHaN

  3. Jean-Luc HERIDEL replied:

    Merci Catherine pour tous ces « comptes-rendus » sans concessions.
    A mon grand regret, cette année je n’ai pas pu aller au Festival de Barjac mais, grâce à toi, j’y étais par la pensée et par le coeur.
    Passionné, comme toi, par la chanson, je t’invite à découvrir mon Blog : « LA LETTRE AUX Z’ENCHANTEES »
    http://lettreauxzenchantees.over-blog.com/

    Amicalement Enchanté !
    Jean-Luc HERIDEL

  4. Bernadeth replied:

    Je continue mes commentaires… par la fin ! Bien OK avec vous : Flow a été une belle découverte. Tout y était : les textes effectivement intéressants, la musique, l’énergie, une voix hors norme dans la lignée de la très regrettée Gribouille… Un grand OUI à Flow!
    Desjardins… J’ai fait partie des 90 « privilégiés » qui ont vu son documentaire sur les Algonquins : intéressant, mais qui aurait gagné à être étendu à l’universel. Quant à son spectacle, j’avais un a priori favorable, mais j’ai trouvé ça bien long. Je ne suis donc pas la seule. A part toi, il y avait aussi ma coloc d’occasion qui roupillait ferme sur l’épaule de son mari. Les longs récitatifs m’ont rappelé un peu les interminables « oratorios » du Ferré des dernières années. La longueur et la monotonie des textes ajoutées au parler Joual ont eu raison de mon attention. J’ai décroché après la lettre de l’indienne qui aime un blanc. Du coup j’étais tellement fatiguée que je suis allée me coucher direct sans passer par la case « Cour d’école » !
    Tout à fait OK aussi avec l’hommage rendu à Eric Nadot. J’ai le Joyet dans ma valise pas encore défaite. ..

  5. Flo Rim'ailleurs replied:

    J’avais vu Flow en première partie de Jamait et en suis reparti conquis et persuadé que c’était… un homme !
    Je l’ai revu par la suite et effectivement…
    Merci pour vos compte-rendu sur Barjac. Malheureusement, je n’ai pas pu m’y rendre cette année.
    Merci aussi pour « Tranches de Scènes », média indispensable et d’excellente qualité que voilà !!!

  6. Cat replied:

    Merci pour les commentaires, le lien… et mon absolution pour mon coup de pompe (qui est quand même survenu à un mauvais moment !)
    Je m’étais fait le même parallèle entre Léo Ferré et Richard Desjardins. Je vois que je ne suis pas la seule à y avoir pensé

    Je suis allée dans la cour de l’école, mais assez tard (en fait, juste dans le sillage d’Anne Sylvestre) : il ne restait plus que quelques quignons de pain sur les tables ! Mais c’est pas grave : je déteste devoir décrocher les arapèdes incrustées devant un buffet et qui le vident comme si ça faisait huit jours qu’ils jeûnaient… du moment que c’est gratuit ! De même j’assiste aux spectacles de midi sur la placette du château et je file quand les victuailles arrivent : ça me gave sans que j’aie même à y goûter ! C’est bon pour le régime, ça 😉

    L’orchestre « Tutti Frutti » était sympa et poussait moins les décibels que « Le petit bal perdu » de 2010 : on arrivait à s’entendre sans devoir hurler dans l’oreille de son voisin ! C’est là qu’on s’était donné rendez-vous pour se dire « au revoir » avec les collègues festivaliers dispersés sur les divers gradins des spectacles. Il y en a certains que je suis sûre de recroiser rapidement (les Provençaux, les Lyonnais) et d’autres que je ne vois que rarement à Paris et Barjac (les « Nordistes »)
    Je les salue tous à nouveau et leur fait la bise…
    Cat

  7. Paul Meslet replied:

    Merci Catherine pour ces beaux et pétillants commentaires qui m’ont permis de suivre la fin du festival de Barjac que j’ai dû quitter pour raisons familiales dès le mardi… J’aurais beaucoup aimé voir Jean-Michel dans toute sa générosité.
    Tu m’as aperçu cinq minutes seulement pendant les scènes ouvertes et encore dans de mauvaises conditions vers 2 heures du matin (j’avais onze heures de route dans les bras et la voix pas très fraîche…), mais tu as eu la gentillesse de me citer et je t’en remercie. J’espère qu’on se reverra bientôt, je te donne un pass virtuel pour tous mes concerts où qu’ils soient… Au fait c’est Meslet et pas Meslay, ma moustache aussi est différente de celle d’Albert.
    Transmets pour moi à ton rédacteur en chef qu’il a bien de la chance… Paul Meslet.

    Réponse : Le modérateur de ce blog n’étant autre que le rédac’chef, la transmission est faite de fait. Je corrige le nom de suite, m’sieur Meslet. Dans l’espoir aussi de vous rencontrer un jour… MK

  8. Cat replied:

    Eh oui, quand les noms sont cités à la va-vite et dans le brouhaha entre deux chanteurs, l’orthographe n’est pas facile à noter !
    Mais j’avais même envoyé une photo de vous à mon rédac’ chef… il peut peut-être la ressortir et l’afficher aussi ? Pour qu’on fasse bien la différence au niveau des moustaches ! 😉

    Et merci pour le pass ! Je n’hésiterai pas à en user, à l’occasion…

  9. Françoise replied:

    Evidemment il faut être bien éveillé pour suivre un grand auteur dans les mille recoins de son imagination foisonnante. Une semaine de nuits presque blanches, ça ne pardonne pas… Mais quel dommage de manquer Richard Desjardins ! Manquer l’embarquement pour la toundra glacée, les terres indiennes, les amours lumineuses ou proscrites, la beauté du monde et les problèmes humains ! Voyages poétiques pleins de sens, dont les paysages marquent à jamais la mémoire, dont les mots parfois étranges n’en finissent pas de résonner. Avec en prime quelques détournements jubilatoires : « Que Dieu te blesse ! ». Oui, ce soir-là «nous avons traversé des continents, des océans sans fin sur des radeaux tressés de rêves… » (« Les Yankees »). Mon seul regret est de n’avoir pas entendu « Nataq » dont les superbes harmonies étaient impossibles à transcrire du piano à la guitare.
    Avec Richard Desjardins le festival « Chansons de parole » a fait honneur à son nom, retrouvant la densité de texte qui lui est chère et dont quelques autres artistes, cantonnés dans la poésie un peu mièvre ou les messages 1er degré, nous avaient frustrés (surtout l’après-midi). A ce propos, Cat, pour revenir sur une autre chronique … tout en saluant la performance vocale et expressive de Marianne Aya Omac, je dirai comme beaucoup d’autres qu’elle aurait intérêt à rencontrer de bons auteurs, et qu’entre son concert et celui de Jofroi, dont les chansons belles, profondes et exigeantes font chaud au cœur, il y a quelques étages à grimper… Un petit regret ici aussi pour une chanson absente, « En l’an 2000 l’humanité », magnifique par-delà les années.

    Françoise

  10. Cat replied:

    Bonjour Françoise
    C’est vrai que je suis vraiment désolée d’avoir manqué la prestation de Richard Desjardins. J’avais même « révisé » avant de partir à Barjac, pour me remettre en tête ses phrases, son parler… mais, bon… tant pis ! C’est ce genre de mésaventure qui me fait prendre conscience que je vieillis et que je n’ai plus la résistance de mes vingt ans, même si le cœur est toujours là.
    J’aime beaucoup la façon dont tu parles de lui ! Et je me suis bien promis que, si j’en ai l’occasion, j’irai le voir… (avec une thermos de café très fort dans le sac à dos !)
    J’avoue quand même que, pour le foisonnement des mots et des images, j’ai un fort faible pour Rémo Gary (si je devais choisir…)
    Et pour Marianne, c’est vraiment ce que tout le monde en a conclu ensuite : belle voix, grande personnalité, formidable présence… dommage qu’elle n’ait pas davantage de textes comme son dernier, sur le retour du soldat de la guerre de 14-18 !
    Mais quelle capacité d’improvisation, sur « La mouche » (même si c’est un truc qu’elle a l’habitude de faire, il faut oser devant le public de Barjac !), et quel aplomb quand, au début, elle a dû démêler le fil de l’ampli d’avec la sangle de sa guitare ! Il y en a beaucoup qu’une telle mésaventure aurait déstabilisés… pas elle !
    Heureusement, je pense que c’est finalement les « bons » textes qui seront le plus facile à trouver (à écrire ou à susciter) pour elle, alors qu’on ne peut pas « acquérir » la présence sur scène, la personnalité dont elle fait preuve
    Merci pour le commentaire 🙂
    Cat

  11. beatrice crozat replied:

    Je ne connaissais pas Richard Desjardins. J’ai d`abord vu son film l’après-midi, sur le sort réservé aux indiens du Québec, et c`est lui qui m`a guidée. C’est, épouvantée par les recettes si monotones et efficaces qui constituent les massacres de populations indigènes, que je l`ai regardée.
    Avant qu`il ne chante, Flow, rapeuse sans déchet, a lancé ses flèches qui vont droit au but.
    J’ai très peu compris les paroles de Richard Desjardins lorsqu’il a chanté. Sa musique, lente, monotone, rituelle, peut-être évoque de vastes espaces, plus vastes que les nôtres. J’ai pensé entendre la musique des indiens disparus. Une musique si tranquille pour nous autres excités, que j`ai fermé les yeux. Le chanteur m’a immédiatement souhaité un bon sommeil avec un brin de malice, plus en lien avec mon état du moment qu’avec toute préoccupation spectaculaire.
    J’ai donc plongé sans regret pour n’entendre que cette musique disparue, aux créateurs violés, qu’à travers cette petite mort doucement encouragée, mais l`entendre quand même. Comme avant ? Avant l’épouvante ?
    Eveillée, cette perception m`échapait, me faisait rire ou l’ignorer, la rejeter en somme. Mais la petite mort m’a fait rejoindre un vieil indien souriant, un peu taquin, qui me disait : voila ce qui est mort. Je le ressuscite par delà le long sommeil.
    J’ai puisé tout le sommeil qui m’a manqué dans ce calme Desjardins non spectaculaire. Quand je suis sortie du sommeil, la musique était toujours là. J’ai remarqué les quelques flammes de bougies derrière la scène. Les pierres de Barjac ont revélé des signes d’ombre en forme de train. Et comme j`ai compris que cette musique n’était pas audible sans une marque de disparition, j’en ai conclu que les trains en avaient été des instruments.
    Béatrice

  12. Cat replied:

    Bonjour Béatrice, et merci pour le commentaire !
    Te connaissant (un peu) je me doutais qu’il ne serait pas qu’un commentaire, mais aussi une échappée vers un ailleurs poétique et qui te serait tout à fait personnel !
    Moi, j’ai tout bêtement dormi… et toi, tu as renconté la sagesse d’un vieil indien et embarqué dans le train des rêves (peut-être un peu celui d’Harry Potter ?)
    Merci de continuer à nous proposer ta vision, ton interprétation de la réalité, où je tente parfois de te suivre…
    J’espère que Barjac s’est bien passé pour toi et que tu y as fait de belles rencontres
    Cat

  13. béatrice replied:

    Bonjour, Cat. je n’avais pas vu qu’il y avait une réponse. Bien rentrée ?

    Je ne crois pas que dormir soit bête, et en l’occurrence, je crois que ça a beaucoup de sens au contraire. Il y a forcément un lien entre le film que Richard Desjardin nous a livré, et son concert. Le film parle de viols d’enfants, après les avoir séparés de force de leur famille, de spoliations de terre. Et le concert, s’il nous a fermé les yeux, a au moins le mérite d’éviter ce travers si commun s’agissant de ces sujets, qui est de solliciter notre voyeurisme. (je réfute le rapprochement avec Harry Potter, parce que le sujet n’est pas du tout pour les enfants et pas le même.)
    Vraiment, je crois qu’il y a eu une vraie démarche de la part de Desjardin et qu’il a voulu divulguer cette musique, non comme un spectacle, mais comme une expérience de vie. C’est une réparation envers ses créateurs, une démarche anthropologique, et toute autre préoccupation s’est effacée pour lui. je ne crois pas non plus qu’il se soit soucié de savoir si elle était abordable pour le public. parce que son propos était seulement d’en témoigner, sans folklore, de laisser opérer son effet sans la rendre abordable. Il s’est effacé pour nous faire entendre la musique réelle des indiens du Québec.
    Le train sur le mur derrière la scène, je ne suis pas la seule à l’avoir vu. Ma voisine à qui je l’ai fait remarqué l’a vu aussi. Et les petits lampions étaient dans les meurtrières en haut.
    Bon, voilà, peut-être que ça n’a rien à voir avec ce que Desjardin a voulu faire. Mais ce que j’en ai compris m’a touchée comme quelque chose de rare.

    Oui, à Barjac, j’ai passé des moments qui comptent avec quelques personnes. J’y vais aussi pour me retrouver, j’ai pris du temps pour ça, ce qui m’a fait le plus grand bien. Mon sac n’est encore pas défait !

    So long

    Béatrice

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