Prémilhat : dernier billet avant l’an prochain

Pauline Paris en scène (photo Michel Janvier)

Retour sur événement. Durant une semaine, NosEnchanteurs a vécu au rythme de cette petite commune de Prémilhat, qui jouxte Montluçon. Un festival de chanson sans prétention, où il fait bon y être. Sans prétention mais qui, mine de rien, propose un peu ce qui sera la chanson de demain.
Malgré le déficit de l’édition 2011 (franchement, si la Sacem ou l’Adami doivent aider des festivals, ça doit être des comme Prémilhat, qui vont au plus près du public, et ne limitent pas à imiter le tout venant), on sait que vivra une 6e édition l’an prochain. On en sait même les grandes lignes de cette Rencontre qui, une fois encore, alliera les valeurs sûres d’une chanson de parole (avec notamment un hommage à Reggiani) aux jeunes pousses d’une scène régaillardie.
NosEnchanteurs a noué depuis l’an passé un partenariat assidu avec cette rencontre-là, à tel point qu’il y dépêche tous ses effectifs : deux personnes ! Le p’tit-média-internet-qui-devient-gros et ce festival-en-devenir ont tout à se dire, tout à faire ensemble : l’adn est le même, vraiment. C’est sans calcul, y’a que le cœur qui parle. Rarement on a vu un festival où public, artistes et organisateurs sont aussi proches : pas de roadies ici, pas de service d’ordre, simplement les Michels et Michèles de l’organisation qui vous ont confectionné l’une une tarte, l’autre un flan ou un gâteau de patates (la spécialité du cru). C’est plaisir d’offrir, joie de recevoir. C’est ça, c’est sain.
Petit festival, avec cependant des choses tout le temps. Un collègue journaliste qui se jure d’être des nôtres l’an prochain, me demandait ce qu’on peut faire en un tel lieu dans l’attente des concerts. Mais il y a tout le temps des choses à faire, à vivre. Tant que je n’ai su ou pu tout relater sur ce blog.

Agnès Ravaux et Guillaume Giraud (photo Cat Cour)

Comme ce récital audacieux, en piano voix (Agnès Ravaux au chant, Guillaume Giraud au piano), sur la longue dame brune, par la Cie du Théâtre de Bagatelle. Audacieux et novateur car en deux parties. La première  (« De L’Ecluse à la scène ») sur les auteurs que Barbara a interprété en début de carrière : Brel, Brassens pour sûr, mais aussi Mouloudji et pas mal d’autres. Avec ou sans Barbara, ça fait compile d’une époque, pan entier de l’Histoire de la chanson, agréable qui plus est. Et c’est tout bon. Plus difficile sans doute est le second volet (« Intimement Barbara ») : Barbara elle-même l’icône s’il en est. Qu’il ne faut ni singer ni trop s’en démarquer… La marge de manœuvre est étroite. Qui plus est le récital est vaguement théâtralisé. Le moindre geste de trop, ou de pas assez, le moindre texte modifié et l’amateur de chanson grincera des dents. Sur le fil, dis-je… De plus humbles spectateurs retrouveront simplement, avec un plaisir non joué mais enjoué, ces monuments de la chanteuse : de Göttingen à Une petite cantate, convenons que la magie fonctionne toujours.

La Villageoise, une chanson qui peut vous surprendre de partout (photo Cat Cour)

Comme ces deux jeunes musiciennes de « La Villageoise », Muriel Lefebvre et la percusionniste Kim Aubert, sur les marches à l’entrée de la salle comme sur les marchés alentours, à répandre leurs p’tites chansons apéritives, sympas comme un sourire…

Photo de famille après dédicace (photo Martine T.)

Comme cette séance de dédicaces rassemblant les quatre Michel (Janvier, Grange, Trihoreau et Kemper) associés à quatre dames (Anne Sylvestre, Francesca Solleville, Françoise Mingot-Tauran et Martine Scozzesi) à l’heure de l’apéro à la médiathèque de Désertines…
Comme cet Etap’hôtel qui, pour mieux nous récompenser sans doute de l’avoir cherché longtemps, de nous être égarés, nous récompensait par tant d’artistes rassemblés, la joie d’être ensemble, d’y boire le dernier verre. Et les suivants.
Comme… Cessions d’énumérer les avantages de ce festival-là, nous nous ferions du mal. Ayons la sagesse de le faire grandir mais (très) sagement, à notre échelle à nous : conviviale, joyeuse.

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19 novembre 2011. Étiquettes : . Festivals, Rencontre de Prémilhat.

3 commentaires

  1. Cat replied:

    J’élève une protestation solennelle ! T’as eu du gâteau de pommes de terre, TOI ??? Quand ???
    Moi, j’en ai pas eu cette année !
    Alors, Jean-Michel, tu notes ? Je veux une double ration en 2012 ! Naméo !

    Et puis une triple ration de tous ces jeunes (et moins jeunes) chanteurs que tu nous propose, présentés avec amour, chouchoutés par tous les bénévoles de l’association, comme le public, d’ailleurs !
    Je traîne mes guêtres dans tout un tas de salles de spectacle et de festivals et je peux certifier que Prémilhat, c’est LE SEUL à prendre autant soin du public et à faire régner cette atmosphère de famille, de convivialité… de bonheur d’être ensemble. À tel point que les artistes proposent du rab’
    Je n’ai jamais vu ailleurs les artistes de la veille ou du lendemain se mélanger avec le public dans la file d’attente et « pousser » une ou deux chansons, comme ça, a capela ou avec juste une guitare, sans sono, sans micro… juste pour le plaisir de partager un moment, de rendre l’attente plus agréable à tous ! C’est aussi ça, Prémilhat.
    Et je suis d’accord avec MK, c’est ÇA que la SACEM et l’ADAMI devraient subventionner. Pas les grandes salles qui ne font aucun effort de découverte d’artistes et qui traitent le public comme du bétail !
    C’est Prémilhat et tous les petits lieux, les petites associations, les bénévoles qui font vivre (ou plutôt survivre) les artistes actuels, les « autoproduits », qui leur donnent une chance de s’exprimer, de rencontrer le public.
    Alors… c’est déjà fini, mais promis : on remet ça en 2012…
    Et j’espère qu’on sera de plus en plus nombreux à apprécier !

    Réponse : Cat, je n’en ai point mangé, mais j’ai cru savoir qu’il y en a eu au bar. Alors, oui, d’accord avec toi, que les amateurs de chanson prennent d’ores et déjà leur disposition pour l’an prochain (je connais l’hypothèse de programmation et ça vaut largement le déplacement !). Pour autant, faut pas être des centaines de milliers : c’est Prémilhat, pas Bourges ! Juste de quoi équilibrer les comptes et un peu plus même, pour solder les dettes du passé et voir venir. Bises, ma chère Cat’ MK

  2. Michel TRIHOREAU replied:

    Il ne faut pas oublier, à l’Etapotel, le mystère de la chambre 11 qui fut un sujet de conversation récurrent !

  3. Cat replied:

    Et penser à demander à Francesca Solleville le secret de son médicament « maison » qui a réussi à triompher de la méga-crève d’Anne Sylvestre en une soirée seulement !
    Je croyais qu’il ne se passait jamais rien dans la chambre 11 de l’Etaphotel de Montluçon ???
    Bon, je suis rassurée pour la tarte aux pommes de terre. Ça m’apprendra à ne m’installer au bar que pour bosser sur l’ordi, en tournant le dos à tout ce qui s’y passe ! Dire que j’ai loupé ça 😦
    Jean-Michel m’a glissé dans le creux de l’oreille la liste des artistes qu’il voudrait bien pouvoir nous offrir en 2012… Whaw ! Je réserve ma place dès demain !

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