Claude Duneton, historien de la chanson, 1935-2012

Sur mon mur facebook, ce matin, ce message de « Chanson de proximité » :

« J’apprends par Floréal Melgar le décès de Claude Duneton. Ecrivain, linguiste, conteur, comédien, etc. il était de ces gens qui devraient être nos modèles dans les médias.
Je rappelle son ouvrage incontournable sur la chanson :
« Histoire de la chanson française » (coffret – 2 volumes : Vol. 1 – Des origines à 1780 ; Vol. 2 – De 1780 à 1860, Paris : éd. du Seuil, 1998).
Et pour les amateurs de trouvailles, le 33t « La Goguette d’enfer », avec Jacques Serizier, Nathalie Solence, Christian Paccoud, Daniel Tarrare, Didier Brémont, Charlotte Maury (chansons de Emile Debraux, Hippolyte Demanet, Charles Colmance, Charles Gilles, Pierre-Jean de Béranger et Savinien Lapointe). »

L’actualité de ces dernières heures a passé sous silence le disparition de ce brillant écrivain que fut Claude Duneton qui nous laisse une trentaine d’ouvrages fort divers. Dont ces deux précieux tomes de son « Histoire de la Chanson française ». vrai pavé de 2200 pages en tout. « Mais, au-delà de l’objet, il y a un dessein monumental, dont l’ampleur laisse rêveur. Quinze années de recherches, d’efforts et d’enthousiasme pour ce qui, au final, apparaît comme une somme passionnante et définitive (…) » écrivait alors Marc Robine, autre grand historien de la chanson s’il en est, dans les colonnes de Chorus n°26 (Thiéfaine en couverture). Duneton, Robine, deux auteurs qui se devraient d’être, au minimum, dans la bibliothèque de tous les amateurs de chanson, à plus forte raison s’ils écrivent et portent eux-mêmes un regard sur la chanson. Le troisième tome ne sera jamais sorti.

Claude Duneton est décédé ce 21 mars 2012, à Lille.

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23 mars 2012. Hommage, Les événements.

4 commentaires

  1. Dominique Gauvrit replied:

    Oui, un de ses livres que je consulte souvent : « Le Bouquet des expressions de imagées » (en collaboration avec Sylvie Claval), 400 ans d’imaginaire du français, une somme énorme, une source, une ressource. Bien sûr, j’avais commencé par lire « Parler croquant » puis, « Je suis comme une truie qui doute » ou encore « La puce à l’oreille »

  2. Fred HIDALGO replied:

    Tout comme toi, j’apprends par notre ami commun Michel Trihoreau la triste nouvelle de la disparition de CLAUDE DUNETON… J’avais eu la chance de le rencontrer à plusieurs reprises et de parler chanson avec lui, moi de sa monumentale mais inachevée “Histoire de la chanson française” (il m’avait expliqué qu’il n’aurait jamais le temps d’aller à son terme…), lui des découvertes qu’il faisait “grâce à Chorus” dont il était un lecteur assidu – car ce grand monsieur à talents multiples (philologue, comédien, écrivain, dramaturge, interprète, etc.) restait à l’affût des jeunes artistes !

    Pour mémoire, en 2008, il s’était lancé dans des “conférences chantées” (avec Catherine Merle) qui nous avaient donné l’occasion de lui consacrer une interview importante de plusieurs pages (c’est Jacques Vassal qui s’y était collé, le veinard !). Au lendemain de la parution du numéro (c’était le n° 64 de “Chorus”, été 2009), je recevais une lettre manuscrite nous remerciant, Jacques, Francis Vernhet (“Quand tu verras Vernhet, dis-lui que les photos sont très belles. Vraiment superbes photos !”) et moi : “Je suis ravi, disait-il – et ça me pose, dis donc, un article comme ça dans Chorus !”

    Modeste et formidable Claude, toujours capable d’émerveillement… Adieu, Monsieur Duneton, vous allez nous manquer énormément. (Fred Hidalgo)

  3. Fred HIDALGO replied:

    J’ai indiqué par erreur « été 2009 » pour le n° 64 de Chorus au sommaire duquel figurait Claude Duneton. C’était en réalité l’été 2008 (cette précision pour ceux et celles qui posséderaient la collection complète et pour les futurs historiens de la chanson qui rechercheront cette belle interview de Claude).

  4. Michel Trihoreau replied:

    Merci Fred pour ce complément d’information. J’ai assisté partiellement à l’enregistrement du disque sur les goguettes, à l’époque où je travaillais avec le Centre de la Chanson de Bourges, et c’est là que j’ai croisé Claude Duneton pour la première fois.

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