Tremblay, l’Ardéchois-Québécois de la chanson

Il est québécois et, toute la décennie quatre-vingt-dix, a arpenté les scènes de notre pays cousin : une bonne centaine de concerts et quelques traces discographiques dont on se souvient encore là-bas. Et puis l’amour est passé par là, a traversé son chemin, avec un sourire qui ne pardonne pas. Une ardéchoise, au cœur fidèle il va de soi. Il habite depuis en Ardèche, là où, chante un de ses confrères, la montagne est belle. Et est devenu du coup le Québéchois. De cet épicentre, il s’en va chanter un peu partout en France, poussant souvent jusqu’à l’Helvétie voisine. Dès son arrivée dans l’Hexagone, il fut stagiaire d’Astaffort, ce qui l’a jadis conduit à faire la première partie de Gérard De Palmas puis celle de Francis Cabrel au Casino de Paris. C’est à ce moment-là qu’est sorti son premier album français : Acoustique. Depuis, bon an mal an, il tourne de par chez nous, son désormais chez-lui, avec l’honneur et l’avantage d’être le québécois de programmations qui n’ont pas à contribuer au kérosène de l’avion. Il faudra attendre 2010 pour mettre sur la platine son second album, Langue de bois. A moi il me fait songer à un autre québécois, Dany Boudreau, chanson populaire de qualité qui prend souvent les atours et attraits de la variété. Variété ne serait-ce parce que l’inspiration d’Alain Tremblay est  variée. Ainsi un titre vous évoquera le folk-song et la voix de Marc Robine (L’amitié) ; un autre, qui compte le temps passé, plus Jean-Jacques Goldman (Quarante ans) ; quant à Barcelone, elle rend bel hommage à Manu Chao et à sa musique. Ça et le reste, mille fréquences pour un artiste aux accents pop, folk ou/et rock. Dire qu’il mérite notre attention est l’évidence même : il est cousin parmi nos frères de chanson, c’est irremplaçable !

Alain Tremblay, Langue de bois, 2010. Le site d’Alain Tremblay c’est là.

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31 janvier 2012. Étiquettes : . Chanson sur Rhône-Alpes, Lancer de disque, Québec-Acadie. 9 commentaires.

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