« Vive la reprise ! » : le palmarès 2011

Jérémie Bossone, le grand lauréat 2011

Ainsi le verdict de « Vive la reprise ! » est tombé, avec son lot de lauréats qui pourront se prévaloir de leurs exploits. Sous les bons et loyaux hospices de Graeme Allwright s’est déroulée la 17e édition de cet important concours initié par le Centre de la Chanson, à Paris.
Jérémie Bossone est l’heureux gagnant du Grand Prix du Centre de la Chanson ; il s’adjuge également, en gourmand qu’il semble être, le Prix de l’Adami, le Prix du public, le Prix Edito-Musiques, le Prix de L’ESprit frappeur ainsi que le Prix ACP/La Manufacture Chanson ;
Eric Frasiak remporte le Prix de la Sacem ainsi que le Prix Ecoutez-Voir ;
Tomislav repart avec, en poches, le Prix de l’Unac, le Prix Edito-Musiques et le Prix ACP/La Manufacture Chanson ;
Cyril Romoli décroche le Prix Le Mans Cité chanson, le Prix L’Autrement-Café de la Ville d’Angers et le Prix Edito-Musique ;
Marie Tout Court (qu’on a connue sous le nom de Marie et ses beaux courtois) cumule le Prix Chanson de parole de Barjac, le prix Edito Musiques, le prix de L’Esprit Frappeur ainsi que le Prix Espace Jemmapes ;
Louis Ville s’adjuge le Prix Espace-Jemmapes ;
Maleck se voit, quant à lui, récompenser par le Prix Tacet production.
Concrètement, ce que valent ces prix : Grand Prix du Centre de la Chanson : 1500 € en aide professionnelle ; Prix de l’Adami : 1500 € ; Prix de la Sacem : 1500 € ; Prix de L’Unac : 500 € ; Prix du public : programmation à La Scène du Canal ; Prix Chansons de parole : programmation à Barjac 2012 ; Prix La Manufacture Chanson : programmation à l’Espace Christian-Dente ; Prix Edito-Musiques : programmation dans le cadre des Lundis de la Chanson au 20e Théâtre ; Prix L’Autrement-café : programmation au Théâtre d’Angers ; Prix Le Mans Cité Chanson : programmation à ce festival ; Prix L’Esprit frappeur : programmation dans cette salle suisse ; Prix Ecoutez-Voir : programmation au festival belge « Une chanson peut en cacher une autre » ; Prix Tacet-Production : programmation en première partie d’Allain Leprest.

21 avril 2011. Étiquettes : , , , , , , . Festivals. 9 commentaires.

Thou’Chant vol 11 : Cyril Romoli, né sous le signe du lion

Cyril Romoli, c'est "un peu comme si Vincent Delerm avait fait un stage avec le Cirque des mirages" (Stéphanie Thonnet - Chorus)

J’avoue, je ne lui ai pas posé la question : est-il du signe du lion ? Il y a des signes. D’abord, il fut, deux années durant, un des acteurs de la comédie musicale Le Roi lion au théâtre Mogador. Puis c’est à Lyon, lors d’un passage dans la salle mythique d’À Thou bout d’Chant qu’il a écrit quelques de ces nouvelles chansons que voici. Enfin, y’a qu’à lire le titre de son nouvel album : À l’heure où les lionnes apparaissent. Certes, sur la pochette du disque, il a les cheveux en bataille, genre brousse, genre jungle, Tarzan un rien négligé. Et c’est à rebrousse-poil qu’il traite de l’amour… Le Thou’Chant que voici nous parle beaucoup de Cyril Romoli. Par une interview exclusive d’abord (c’est ici). Par la chronique de son nouvel (et succulent) album aussi (c’est là). Il y a peu de temps, NosEnchanteurs s’était penché aussi sur son cas. On peut le lire ici.
Un entretien avec Cyril Romoli donc, le portrait de Monsieur Poli, la chronique des disques d’Évelyne Gallet, Louis Capart, À la source, Têtes Raides, N’Relax, Léonard Lasry, Dick Annegarn, Christophe Bell Œil, Vitor Hublot, Noga, Catherine Major, William Schotte, Pascal Mary, Lionel Melka et Maxime Le Forestier, Marie-Laure Béraud en scène, la soirée de « sortie de compile » d’À Fleur de Mots, toutes les précieuses rubriques habituelles, voici donc, comme chaque mois, le webzine chanson Thou’Chant, à mettre il va de soi dans la barre de vos favoris.

Le Thou’Chant, c’est là.

Cyril Romoli le vendredi 28 janvier au Théâtre de Bligny (Essonne), le dimanche 30 janvier au CinéThéâtre 13 à Paris 18e, les 31 janvier, 1er et 2 février au Radiant à Caluire-et-Cuire (Rhône) avec Jeanne Garraud en première partie, et le 4 février au Rabelais à Meythet (près d’Annecy)

19 janvier 2011. Étiquettes : . Les événements, Thou Chant. Laisser un commentaire.

Cyril Romoli, qui se bouffe du lion

Romoli : il dame la chanson de beaux pavés féminins (photo DR)

Cyril Romoli, 9 avril, A Thou bout d’Chant à Lyon.

Il est aussi comédien et, comme dirait Anne Sylvestre, « ça ne se voit pas du tout. » Il est donc chanteur et ça ne se sait pas assez. En tous cas pas à la hauteur de son talent. Est-ce l’idée du rose et du noir qui prédomine en sa chanson, de son évidente théâtralité, de sa séduction, de sa possible cruauté, on l’a comparé à Guidoni. Sans doute… Moi j’y vois, à m’en percer les yeux, à m’en crever les oreilles, un peu de Juliette, son pendant masculin. Mêmes tendresses, mêmes z’énormités, outrance d’un verbe bien ajusté, travaillés au micron, restitués au micro. Si certains connaissent un peu Romoli, c’est par ses actuels rôles dans la comédie musicale parisienne Le Roi Lion. Il y est Scar, il y est Pumbaa. Ça doit être pour ça qu’hors la jungle il bouffe du lion. Barbe de trois jours, il se la joue viril Cyril « Pour à nouveau se sentir homme / Comme César entrant dans Rome au lit. » Peu peuvent se permettre si prétentieuse prétention, lui si. Il assure. Voix puissante, assurée. Et rassurante. Il est charmeur, il est tombeur : « Elle sont toutes folles de moi / Tant de perfection ne peut susciter que l’admiration / Je plais, je plais / Ça m’plait. » Miroir, oh beau miroir… Même en clone, il s’aime. Ça fait chansons enflammées, qui plus est à l’écriture fluide, maligne, pleine de trouvailles, de sons redondants. A l’interprétation exemplaire.
Il y a en lui un vrai monde, un « univers » comme on dit, une façon d’être unique. Tout lui est permis, même le pire : « Rien ne vaut une fille plus moche que soit / Ma douce n’a jamais le migraine et l’hôtel du cul tourné. » Cyril a le sens des formules assassines, de l’amour vache, du verbe raide. Pas ramollo le Romoli ! Excellent dans l’intimité d’un piano-voix, yeux malins, bouche que tordent des mots fiévreux, des énormités, à peine rassasiée des torrents de tendresse qu’elle sait filtrer. De toutes ces chansons sur l’amour bien sûr. De celle aussi, magnifique de construction, sur la mort, ce dernier instant ou celui d’après.
La moitié de ce spectacle lyonnais était faite de chansons créées ici même, deux jours auparavant, promises pour un disque à venir… C’est dire qu’on l’attend.

Le myspace de Cyril Romoli.

10 avril 2010. Étiquettes : . Mes nouvelles Nuits critiques. Laisser un commentaire.

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