Florent Nouvel, entre grand et (tout) petit

Si tant est que la « nouvelle chanson française » existe, Florent Nouvel est, forcément, du lot, de la relève. Relevé, Nouvel fait deux mètres, un grand chanteur donc. Qui l’a vu en scène s’accorde sur ce qualificatif, au prétexte qu’il y est épatant, d’une énergie qui laisse pantois. D’une voix franche, avenante. D’un humour qui ne l’est jamais tout à fait, mordante ironie de la vie. Il y a du Bénabar en lui, chroniques du quotidien, mais en plus acerbe, moins consensuel, les griffes plaquant rageusement les touches du piano. Sous ses lunettes d’écailles, ses sourcils broussailleux, il y a ce regard lumineux, cette pétillance qui se retrouve dans ses chansons. Une chanson qui certes sait se faire grande tendresse, mais est surtout  soucieuse du temps présent, internet comme vélib’, guerres comme racisme… Chanson pas franchement neutre mais juste, à tel point que Florent Nouvel en consacre une à notre petit président, ce « Petit homme public / totalement cynique ». Une charge peu commune contre l’actuel locataire de l’Elysée, ce personnage qui, sans s’être encore déclaré, entame sa nouvelle campagne, suçant le fn, léchant Marine. « Ah qu’elles sont jolies les femmes de Sarkozy ! » chante Nouvel, imitant sans grand mal l’Enrico Macias, fan du tout petit président.

Le myspace de Florent Nouvel, c’est ici.

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13 septembre 2011. Étiquettes : . Lancer de disque. 5 commentaires.

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