MMM, la face cachée de l’Octave

Miam Monster Miam (photo DR)

par Siobrel C., correspondance de Belgique

La semaine dernière, je vous parlais de l’Octave de la chanson qu’allait recevoir Jacques Duvall pour l’ensemble de sa carrière, parolier de Chamfort depuis 20 ans, des gros tubes de Lio il y a 30 ans… Cela date et peu de gens connaissent l’importance de son œuvre.
Début du siècle, Jacques sombre dans le Stupre, la Drogue et les Femmes… un SDF du showbiz s’enfonçant petit à petit dans l’oubli …
C’est à cette époque que Benjamin Schoos alias Miam Monster Miam vient le voir et lui propose de faire un nouvel album, une complicité s’installa et Jacques devient le parolier de Freaksville, le label créé pas Benjamin.
Miam Monster Miam est un hyperactif, un travailleur infatigable, il ne vit que pour la musique et produit sans cesse pour une reconnaissance limitée car comme petit label indépendant, il est très peu soutenu par les médias.
Il s’en fallu de peu pourtant avec le dernier album de Lio, textes de Duvall bien sur. Accompagné de son groupe Phantom, il entama une tournée, acceptant de jouer dans des lieux pas possibles,  tout à l’honneur de Lio qui sortait du plateau télé de « la nouvelle star » pour chanter dans des villages reculés. Cela déménageait bien, reprendre les tubes de Lio en rock était une bonne idée. Au moment de la concrétisation, plusieurs dates prévues à Paris, des festivals, Vanda jeta l’éponge, en cause un problème aux cordes vocales.
Mais il en faut plus pour décourager Benjamin, fort de l’amitié qui le lie à Jacques, il sort le 3em cd de leur collaboration, deux de Marie-France, un de Marc Morgan et j’en passe… si vous voulez comprendre pourquoi Gilles Verlant considère Jacques Duvall comme LE successeur de Gainsbourg, c’est là  http://www.freaksvillerec.com  que vous devez chercher.
Il est incontestable qu’une partie de l’octave obtenu par Duvall pour son oeuvre, revient à Miam Monster Miam car depuis 10 ans, leurs carrières sont liées, sans Benjamin, Jacques ne serait peut-être plus là… et l’inverse est sans doute vrai aussi.
L’actualité est prometteuse sous les traits de la jeune et jolie Mademoiselle Nineteen, un premier simple fut bien reçu par les médias en Belgique… assez rare pour le signaler, espérons que l’album sorti ce 28 février apporte une reconnaissance publique à la bande de Freaksville, que le travail incessant de Benjamin Schoos porte enfin ses fruits, ça ne serait que justice !

(De gauche à droite, de haut en bas, des pochettes de disques de Marie-France, Nineteen, Lio et Jacques Duvall)

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2 mars 2012. Étiquettes : , , , . Les événements, Prix. 1 commentaire.

Jacques Duvall récompensé… enfin !

Jacques Duvall et Lio (photo DR)

par Siobrel C. (correspondance de Belgique)

Jacques Duvall est un grand monsieur de la chanson française. Se définissant comme « expert en désespoir » il n’en est pas moins un créateur hors-norme, qualifié par Gilles Verlant comme le digne successeur de Serge Gainsbourg.
Il a écrit pour plus de quarante artistes (Jeanne Birkin, Jeff Bodart, Alain Chamfort, Etienne Daho, Dani, Marc Lavoine, Lio, Marie-France, Marka, Kadja Nin, Pierre Rapsat, Charline Rose, The Runaways, Sparks, Telex, etc.) et a cinq albums à son actif comme chanteur : les deux premiers en collaboration avec Marc Moulin et Dan Lacksman, les trois autres avec Miam Monster Miam.
Voilà pourquoi ce 28 février 2012, la communauté française de Belgique le met à l’honneur en lui remettant un « Octave de la musique » pour l’ensemble de sa carrière.

Isabelle Wery, Guy Clerbois et Jacques Duvall (DR)

Hors, elle est loin d’être terminée… cette année comme auteur, plusieurs projets, entre autre un album avec Mademoiselle Nineteen, jeune chanteuse qui commence à faire parler d’elle.
Comme interprète, sort bientôt le projet Leatherman de Jean-Marc Lederman, il s’agit de reprises sobres et sombres de tubes anglo-saxons.
Fin de l’année, ce sont des reprises décalées du répertoire de la chanson française qu’il interprète avec Isabelle Wery pour cet allumé de Vitor Hublot.
Ressort également cette année, « Comme la romaine »  son premier album de 1983.
A bientôt soixante ans, il reçoit une reconnaissance professionnelle avec cet «Octave», on peut également espérer que ce travailleur de l’ombre entre un peu dans la lumière d’une reconnaissance populaire.

Le site de Jacques Duvall, c’est là.

Sur cette vidéo amateur réalisée en septembre 2011 à L’Orangerie du Botanique, à Bruxelles, Duvall apparait sur scène au bout de 3’05.

23 février 2012. Étiquettes : . Les événements, Prix. 2 commentaires.

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