« Laissez passer les sans-papiers… »

Ode de cœur à un État sans…

Juchés sur le toit d’un bus, Jeanne Cherhal, Jane Birkin, Régine, Clarika, Agnès Jaoui et pas mal d’autres chanteurs, cinéastes, intellectuels, scientifiques et gens du peuple, ont fait la sérénade hier à Monsieur Besson, ministre de l’immigration et de l’identité nationale, en chantant à tue-tête, au son de l’accordéon, Les P’tits papiers (de Serge Gainsbourg) en soutien à ceux qui n’en n’ont pas. « Laissez passer… les sans-papiers… » Question : le chant de ces sirènes peut-t-il émouvoir un homme sans cœur ? Ce n’est certes qu’une chanson, trois minutes pas plus, mais ça restera l’image de cette journée de manifestation « contre la xénophobie d’Etat » qui se déroulait hier dans la Capitale ainsi qu’en de nombreuses villes françaises et européennes. Pour ces artistes, Les P’tits papiers est « une chanson ironique et symbolique porteuse d’espoir dans la tourmente ». Artistes qui seront à l’affiche de « Rock sans papiers », concert de soutien aux travailleurs et familles sans papiers, le 18 septembre à Paris-Bercy, aux côtés d’autres chanteurs parmi lesquels Cali, Jacques Higelin, Yves Jamait, Agnès Bihl, Emily Loizeau, Têtes raides, Tryo, Aldebert et pas mal d’autres encore.

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5 septembre 2010. Étiquettes : , , , , . Saines humeurs. Laisser un commentaire.

Portfolio : Jeanne Cherhal

Forte de sa Charade, nouvel opus paru chez Barclay, Jeanne Cherhal nous est revenue sur scène en chanteuse pop-rock, flanquée des musiciens de l’ex-groupe The Little Rabbits (lire l’article). Retour sur ce concert par la focale de Bruno Langevin.

25 mai 2010. Étiquettes : . Portfolio. 1 commentaire.

Portfolio : Paroles et Musiques

Bruno Langevin est arrivé un beau jour à Paroles et Musiques, il y a de longues années, cause à un rendez-vous fixé par un artiste, pour des photos justement. Il y est resté et, fidèlement, est devenu le photographe, sinon officiel au moins officieux, de ce festival stéphanois. Voici une petite, toute petite sélection de son grand art… Dans l’ordre : Éric Toulis, Renan Luce, Imbert Imbert, Jeanne Cherhal, Loïc Lantoine, Soan, Agnès Bihl et Madjo.

23 mai 2010. Étiquettes : , , , , , , , . Portfolio. 1 commentaire.

Le nouveau son de Jeanne Cherhal

Ce fut de loin le spectacle-phare de cette seconde journée festivalière. Qui plus est dans un Magic-Mirrors, à deux battements de cœur de l’artiste en scène…

Cherhal and The Little Rabbits (photo Yves Le Pape)

Les historiens de la chanson pourront dater l’exercice de Jeanne Cherhal à sa coupe de cheveux. Exit depuis longtemps les couettes, fini aussi les longs cheveux, puis les courts. C’est désormais tout carré. Comme le son, qu’on datera tout autant, formidable repère d’une artiste d’exception… On se demandait comment Cherhal allait transposer son nouvel opus en scène. On le sait désormais. Pop dans l’esprit, rock dans la forme. Les quatre de The Little Rabbits nappent son répertoire d’une couleur idéale sans jamais nuire au moindre mot, à une seule rime, les cisèlent au contraire, sans nullement abdiquer la raison chanson (pour le coup, joli travail à la table de mixage !). Elle a fait sa mue et manifestement trouvé son bon format, la Jeanne. Celui où, pleinement, elle se réalise. Et vit son art. Fait d’audacieux arrangements, de foucades, de folie à peine maîtrisée, ce rock lui est comme fourreau, gangue de mots nerveusement, furieusement balancés. Fini le récital piano-voix, ici ça balance, ça remue. Le piano ? Elle en joue debout (peut-être un détail pour vous, mais…) et de toutes façon peu (joli solo piano sur 12 fois par an, une fois la scène vidée de son personnel masculin…). Jeanne est au micro, maîtresse d’un cours magistral qui associe les titres de sa Charade, de L’Eau et d’autres plus lointains. On s’aperçoit là que tous étaient faits pour un tel son, l’appelaient depuis longtemps. C’est dire le concert magistral d’hier, qui plus est en un lieu de proximité entre l’artiste et son public, feed-back évident et réactif. En ce festival de grande fidélité aux artistes, on a vu grandir Jeanne, devenir ce qu’elle est. Et ce qu’elle est au jour d’aujourd’hui est bel événement. D’intimiste elle nous est devenue extimiste. Ce qu’elle tirait d’elle et de nous, elle nous le donne à présent. Ça doit être ça son commerce équitable : notre fidélité est récompensée d’autant de jetons de présence.

Le site de Jeanne Cherhal.

14 mai 2010. Étiquettes : . Mes nouvelles Nuits critiques. 2 commentaires.

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