Bon son, Bossone…

Jour après jour, les disques prennent la direction de ma boîte aux lettres, dans l’espoir souvent que je les chronique ici ou là, sur ce blog notamment. Et s’accumulent en piles sur ma table de travail. Parfois je traine à les déballer, parfois ils vont directement de l’enveloppe fiévreusement déchirée à la platine. Comme cette maquette de quatre titres de Jérémie Bossone. Bossone, j’ai tellement entendu parler de lui, on m’en a dit tellement de bien que j’avais l’impression d’être le seul à ne pas le connaître encore, à ne pas avoir écrit sur lui. Eh ben non, peu de mes estimés confrères spécialistes es-chanson lui ont déjà consacré une ligne. Je ne serais donc pas le dernier. A dire quoi d’ailleurs ?
Que si les p’tits cochons du showbizz ne le mangent pas (y’a peu de chances, ils n’ont plus ni aucun appétit ni le moindre goût), Bossone sera un des très grands à venir. Qu’avec sa voix androgyne, mystérieuse, il vous saisit de l’oreille à l’âme brutalement. Et vous bouscule, vous bouleverse, vous renverse. Etonnez-vous qu’il remporte à la chaine tous les concours où il postule. Il est rare, précieux, d’emblée d’une identité telle qu’on ne le confondra pas avec un autre. On égrène à l’écouter le chapelet de son adn, roulent les perles dans ses doigts, y trouvant, même à son insu, un peu Brel, un peu Escudéro, du Guidoni, du Lalanne du meilleur cru, du Mama Béa… Il y a foule en lui, tant qu’il nous est aussi nouveau qu’étrangement familier. Comme une évidence.
Wikipédia (qui a écrit la copieuse notice ?) présente ce natif de Loudun et lecteur de Baudelaire comme un chanteur rock. Va pour le rock (jadis, alors encore boutonneux, il évolua dans un groupe de métal progressif) dont il possède à l’évidence toute l’énergie et la culture, mais c’est bien en chanson (celle, exigeante, que nous affectionnons) qu’il établit son petit commerce. Qu’il nous séduit, qu’il nous étonne, qu’il titille nos papilles auditives.
2012 devrait nous apporter de lui un disque. La longue attente commence…

Le myspace de Bossone, c’est ici. Et deux vidéos, d’abord la remise du Pic d’Or 2010, à Tarbes, prix remis conjointement par mon ami et collègue Michel Trihoreau et par Alain Chamfort. Puis Bossone lors de ce concours.

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5 janvier 2012. Étiquettes : . Lancer de disque. 5 commentaires.

« Vive la reprise ! » : le palmarès 2011

Jérémie Bossone, le grand lauréat 2011

Ainsi le verdict de « Vive la reprise ! » est tombé, avec son lot de lauréats qui pourront se prévaloir de leurs exploits. Sous les bons et loyaux hospices de Graeme Allwright s’est déroulée la 17e édition de cet important concours initié par le Centre de la Chanson, à Paris.
Jérémie Bossone est l’heureux gagnant du Grand Prix du Centre de la Chanson ; il s’adjuge également, en gourmand qu’il semble être, le Prix de l’Adami, le Prix du public, le Prix Edito-Musiques, le Prix de L’ESprit frappeur ainsi que le Prix ACP/La Manufacture Chanson ;
Eric Frasiak remporte le Prix de la Sacem ainsi que le Prix Ecoutez-Voir ;
Tomislav repart avec, en poches, le Prix de l’Unac, le Prix Edito-Musiques et le Prix ACP/La Manufacture Chanson ;
Cyril Romoli décroche le Prix Le Mans Cité chanson, le Prix L’Autrement-Café de la Ville d’Angers et le Prix Edito-Musique ;
Marie Tout Court (qu’on a connue sous le nom de Marie et ses beaux courtois) cumule le Prix Chanson de parole de Barjac, le prix Edito Musiques, le prix de L’Esprit Frappeur ainsi que le Prix Espace Jemmapes ;
Louis Ville s’adjuge le Prix Espace-Jemmapes ;
Maleck se voit, quant à lui, récompenser par le Prix Tacet production.
Concrètement, ce que valent ces prix : Grand Prix du Centre de la Chanson : 1500 € en aide professionnelle ; Prix de l’Adami : 1500 € ; Prix de la Sacem : 1500 € ; Prix de L’Unac : 500 € ; Prix du public : programmation à La Scène du Canal ; Prix Chansons de parole : programmation à Barjac 2012 ; Prix La Manufacture Chanson : programmation à l’Espace Christian-Dente ; Prix Edito-Musiques : programmation dans le cadre des Lundis de la Chanson au 20e Théâtre ; Prix L’Autrement-café : programmation au Théâtre d’Angers ; Prix Le Mans Cité Chanson : programmation à ce festival ; Prix L’Esprit frappeur : programmation dans cette salle suisse ; Prix Ecoutez-Voir : programmation au festival belge « Une chanson peut en cacher une autre » ; Prix Tacet-Production : programmation en première partie d’Allain Leprest.

21 avril 2011. Étiquettes : , , , , , , . Festivals. 9 commentaires.

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