La Milca joue avec nos nerfs

Forcément, avec une telle pochette, un tel magnifique dessin, on pose le disque plus délicatement encore sur la platine on l’écoute plus attentivement. Avec ce quatrième opus, nos auvergnats de La Milca fêtent pile leurs dix ans. La Milca est un de ces nombreux groupes dans le sillon des Têtes Raides (dans l’écoute de Noir Désir aussi, et d’Ange si toutefois ils connaissent encore…) dont elle reprend parfois certains accents. L’alchimie est cependant différente, faite d’ingrédients nouveaux, judicieusement associés. Avec une approche plus amplifiée et percutante que précédemment, le terme si galvaudé de « guinguette rock » prend ici tout son son, tout son sens, sa plénitude. Même le mot « festif », ridicule à force d’être convoqué, retrouve par eux son lustre, son panache. Sans jamais nuire, ce serait dommage, aux textes. Ces Nerfs du temps sont l’air et la colère du temps présent, une chanson énervée en prise avec l’actualité, simplement passée par le filtre d’une écriture poétique. L’équilibre entre le son et les textes est bon, la production excellente. Il ne reste plus qu’à (re)trouver le savant dosage, la belle alchimie, pour porter cet excellent disque à la scène.

La Milca, Nerfs du temps, 2011, autoproduit. Le site de La Milca, c’est là. Ce billet est paru précédemment dans les colonnes du Petit Format du Centre de la chanson.

Publicités

3 mai 2012. Étiquettes : . Lancer de disque. 4 commentaires.

%d blogueurs aiment cette page :