Les histoires d’Hommes de Milly

Face aux chênes de l’industrie discographique, Le Roseau (label créé par Gabriel Yacoub) développe des artistes à la marge, hors tendance, hors mode. Ainsi Milly, assez intemporelle dans son art, entre Évelyne Girardon et Véronique Pestel, qui brosse des tranches de vie, (ses) histoires d’hommes, se décrit et photographie ses désirs de femme, ses états d’âme, souvent de délaissée. Ni guitares ni batterie pour accompagner la belle, mais violon et violoncelle, cor et trompette, contrebasse, musique de chambre pour confidences qu’on délie, somptueuses portées pour délicates chansons confinant sinon à l’intime au moins au sensible. Tout est moderne dans le propos, mais d’une écriture qui accuse ou révèle la possible patine du temps. Disque assez remarquable, d’une personnalité qui d’emblée s’impose à nous, un cru qui ne peut que profiler dans l’avenir à cette Milly dont on ne sait finalement que peu de choses, si ce n’est qu’elle nous vient des ateliers parisiens de la Manufacture chanson, belle marque de fabrique s’il en est.

Milly, Des histoires d’Hommes, 2010, Le Roseau/Harmonia Mundi. Le myspace de Milly, c’est ici. Cette chronique est parue l’an passé sur le Thou’Chant.

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3 septembre 2011. Étiquettes : . Lancer de disque. Laisser un commentaire.

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