Je Rigole sacré à « Vive la reprise » 2012 !

Je Rigole (photo Anne-Marie Panigada)

C’était hier mardi la finale du concours « Vive la reprise ! », 18e du nom, organisé par le centre de la Chanson, à Paris. Avec cette fois la mise à l’honneur (c’est en une !) du magnifique répertoire de Clarika. Bonne ambiance et salle blindée comme on dit, même les concurrents infructueux des sélections de la veille étaient présents dans les rangs serrés du public, c’est dire.
Le lauréat 2012 est sans conteste Je Rigole qui s’adjuge le Grand prix du Centre de la Chanson (succédant ainsi à Jérémie Bossone), le prix de l’Esprit Frappeur et le prix AMJA/Ville d’Angers ;
Emilie Marsh remporte le prix de l’Adami ainsi que le prix Edito-Musiques) ;
Evelyne Gallet truste le prix de la Sacem, le prix Edito-Musiques et le prix Ecoutez-Voir ;
Noah Lagoutte  s’adjuge le prix de l’Unac ;
Pour Emilie Cadiou le prix du public et celui de Chansons de parole ;
Cocofka gagne le prix ACP/La Manufacture chanson ;
Enfin, Bastien Lanza repart avec le prix A Thou bout d’Chant et le prix AMJA/Ville d’Angers.

Emilie Marsh (photo Anne-Marie Panigada)

Ce que valent ces prix :
Grand prix du Centre de la chanson (1.500 € en aide professionnelle),
Prix de l’ADAMI (2.000 €), Prix de la SACEM (1.500 €), Prix de l’UNAC (500 €),
Prix du public : programmation à La Scène du Canal
Chansons de parole : programmation au festival de Barjac
L’Esprit Frappeur : programmation à L’Esprit Frappeur / Lutry (Suisse)
Ecoutez Voir : programmation au festival « 1 chanson peut en cacher une autre » (Belgique)
ACP/La Manufacture chanson : programmation à l’Espace Christian-Dente (Paris)
Edito Musiques : programmation aux « Lundis de la chanson » au XXe Théâtre (Paris)
AMJA/Ville d’Angers : programmation au Théâtre d’Angers
A Thou Bout d’Chant : résidence à A Thou Bout d’Chant (Lyon)

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18 avril 2012. Étiquettes : , , , , , , . Les événements, Prix. 5 commentaires.

Noah, après avoir croqué la pomme

C’est son deuxième album mais c’est comme si elle recommençait tout au début. Pouf pouf, premier donc. L’autre était celui d’une jeune folk-singer sentimentale qui, de la rencontre à l’échange des alliances, nous chantait les stations de l’amour, disque au demeurant épatant qui peut souvent se poser sur la platine.
« J’me suis bien marrée / J’ai croqué à pleines dents / Mais la pomme était verte / Acide. » La nouvelle Noah Lagoutte est plus ferme, plus femme. Qui, bien sûr, nous chante encore les sentiments, mais c’est nettement plus contrarié. La tonalité est autre, électrique, souvent pop-rock (guitares, basse et batterie par, respectivement, Frédéric Bobin, Arnaud Baleste et Nicolas Delaunay), terriblement efficace. Et le propos nettement plus cru même si « Un poil trop séductrice / Même limite allumeuse / Panthère dominatrice / Enflammant les valseuses / Y faut pas. » Noah met désormais volontiers du tabasco dans des idylles trop menthe à l’eau. Ça fait femme libérée (je sais, c’est facile…), c’est direct et bien envoyé, avec toujours la distance de l’humour à défaut de toujours l’amour, encore que. Noah trempe sa plume résolument ailleurs que dans le vocabulaire du tendre : la pomme devait être vraiment très acide…
On se dit que si les majors disposent de drones espions pour ausculter la chanson, ils vont bien la repérer, la labelliser, la playlister, se faire des sous sur elle, Non seulement elle est dans le bon format, celui qui a grâce, qui ondoie, mais  elle a pour elle une vraie personnalité artistique, un tempérament affirmé. Et, ma foi, le talent. On lira ce billet de NosEnchanteurs de mars 2010, chronique de concert où, déjà, je parlais de cette nouvelle Noah Lagoutte : ça se nomme « Lagoutte se jette à l’eau » et je n’en retire pas un mot.

Noah Lagoutte, Pomme verte, 2012, FMairs A Thou bout d’Chant/ Mosaïc music distribution. Le site de Noah Lagoutte, c’est par là. Hélas pas de vidéo correspondant à ce disque  : pour le son, réfugiez-vous sur son myspace. Concert de sortie d’album, jeudi 15 mars 2012 au Kraspeck myzik, à Lyon.

13 mars 2012. Étiquettes : , . Chanson sur Rhône-Alpes, Lancer de disque. 2 commentaires.

Lagoutte se jette à l’eau

Noah Lagoutte, 12 mars, salle Léo-Ferré à Lyon.

Noah Lagoutte (photo DR)

Visiblement Lagoutte se jette à l’eau. On connaît cette lyonnaise depuis pas si longtemps que ça, mais c’est déjà le passé, ou presque. C’était, dira-t-on, sa période fleur bleue, folk-song, l’amour à venir, l’amour qui s’en vient, les premières approches. Et La Marche nuptiale. Tendresse… Noah s’est absentée un temps, temps d’enfantement. Pas que d’un enfant d’ailleurs : d’un sursaut de sa jeune carrière, de désirs d’artiste qui aujourd’hui sont tangible réalité. La voici, la voilà Noah, métamorphosée vraiment. La jeune fille est devenue femme, la jeune amoureuse wamp, son répertoire ode à la jouissance : « Elle mettrait bien du tabasco / Dans leur idylle trop menthe à l’eau / Mens-moi chéri j’en ai envie. » La chère appelle la chair et, my god, il y a du monde dans son lit. Lagoutte s’est muée en coquine : « J’veux qu’tu te glisses sous mes jarr’telles / Vite, ça presse ! » On nous l’a changée Noah. Y’a pas que ses désirs, même ses portées sont amplifiées, guitare électrique, basse et batterie : tout fonctionne à l’énergie. Et ça pulse, c’est efficace ! Ses vers prennent parfois de drôles de tournures : « Ça s’peut pas / Qu’tu n’m’aimes pas… » Tiens, même à l’envers ça sonne Clarika. Une aînée qu’elle aime, qu’elle adore, au point de chanter peu après un de ses premiers titres. C’est d’ailleurs, s’il fallait sérier Lagoutte, vers Clarika qu’on irait naturellement. Il y a proximité, dans la posture sans doute. Pas dans le doute car Noah est résolue dans ce qu’elle chante, dans ce qu’elle nous balance, tant il est vrai qu’« On est partis en folie / L’amour en vrai / On y croyait. » Reste qu’au cœur de son concert, elle fait lit de sa tendresse passé, reprenant alors parmi ses plus beaux bijoux d’alors : La Goûteuse, où elle présente à ses parents sa nouvelle conquête, et cette autre sur ses mains, et cette autre encore sur Les Pieds. Ravissant… Seule réserve – c’est relatif –, la sagesse vestimentaire de Noah, jupe pudique, tee-shirt vert pomme pour s’accorder à un de ses titres (un « J’ai croqué à pleines dents / Mais la pomme était verte » encore très clarikien), gilet, collants… Le décolleté des propos supposerait ces jarretelles promises…

Le site myspace de Noah Lagoutte.

17 mars 2010. Étiquettes : . Chanson sur Rhône-Alpes, Mes nouvelles Nuits critiques. 1 commentaire.

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