Patriste, comme son nom l’indique…

« Moi, j’aime le music-hall » nous chantait Trenet. Que Patriste pourrait reprendre, au milieu de toutes ses autres chansons. Car Patriste est repreneur. Un peu comme un collectionneur, parfois antiquaire, à lustrer de vieux trucs (de Fernandel, de Georges Milton, d’Ouvrard père et fils ou de Maurice Chevalier), retrouver leur patine – leur platine aussi –, leur donner nouvelle vie. D’utilité publique, donc, d’essence patrimoniale. Patriste est un p’tit bonheur de la chanson, qui navigue entre rires et larmes, faisant de notre passion et de la sienne un art précieux et précis. Un peu comme un diamantaire qui se joue des facettes et les fait toutes briller. Dans son coffre à chansons (mis en scène par Philippe Bertin, qui signe aussi les intermèdes), au mitan de tas de beautés et de raretés (des petits bijoux écrits par Marie Zambon, par exemple, mais aussi de Georges Moustaki, de Pierre Perret ou de Nino Ferrer), de bourvilleries d’anthologie, de sketches aussi, on y trouve même, comme un cadeau, comme un hommage à son art, à son réel talent, compositions et textes inédits, pas usités sauf par lui, de Michèle Bernard  ou de Claudine Lebègue. Un peu comme un label, un visa, un certificat d’authenticité qui signe notre bonhomme, un laissez-passer, laissez-chanter.
Faites confiance à ces dames : elles en connaissent un rayon… de bicyclette !

Pour les lyonnais, Patriste sera sur la scène d’A Thou bout d’Chant, 2 rue de Thou 69001 Lyon le mardi 27 mars à 20 h 30. Réservations conseillées au 04 72 98 28 22.

Pas de vidéo, hélas, de Patriste (ça viendra) ? En voici une qui reprend un titre de Georges Milton, « Si tous les cocus ». Adorable… Rectifions au passage une erreur historique : non, ce Georges-là n’a pas écrit « La valse à Milton »

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21 mars 2012. Étiquettes : . Chanson sur Rhône-Alpes. 2 commentaires.

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