Rencontre à Genève, lors du Salon du livre

A nouveau sur la route. Cette fois à Genève, chez nos amis helvètes, à l’occasion du Salon du livre et de la presse. Où je participe ce dimanche à un débat sur « Les mots des chanteurs romands » avec, réunis autour du micro, une belle brochette de chanteurs du cru : Zedrus et Denys Surdez, père et fils chanteurs et poètes, Thierry Romanens et Blandine Robin. Et Michel Kemper, votre serviteur l’enchanteur, qui y dédicacera tant Mes nuits critiques que Les Vies liées de Lavilliers. Débat animé par Pascal Schouwey.

Ce débat aura lieu dimanche de 15 h 30 à 17 h sur le stand de la scène du Cercle i1145 (le Cercle est facile à repérer, c’est le stand avec les immenses rideaux rouges, la scène est juste derrière, devant le Café Livresse).

J’ai souvent consacré des lignes à Thierry Romanens (notre photo), comme celles-ci : « Thierry Romanens, suisse encore inédit en France, est à Sarclo ce que Dupont est à Dupond. Avec un look à la Tintin. Lumineux ! Il nous vient du pays des banques, fait le mariole, pas le branque. Il est direct, franc, jovial, gueule de Tintin picaresque et pittoresque : Heureux comme un cochon dans la fange / Je ne suis qu’un rieur aux anges. Ravis, en tous cas, de faire connaissance avec un petit suisse de la chanson, qui partage avec l’autre helvète qu’est Sarclo un goût consommé de l’impertinence, du caustique, de l’humour radical, que contrecarre une poésie urgente, qui se fout pas mal des rimes. » (suite ici)

Nous reviendrons sur Zédrus, cette semaine, à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Dans la différence générale.

Publicités

24 avril 2012. Étiquettes : , , , , , . Festivals, Les événements. 1 commentaire.

L’Helvétie comme une lanterne

Si Thierry Romanens commence à se faire un nom dans l’Hexagone aussi sûrement que dans notre horizon chanson, tel n’était pas encore le cas en fin 2002, date de ce concert au Quarto d’Unieux, lors des Oreilles en pointe. Ce papier exhumé peut faire aussi écho à mes récents articles sur Brassens…

Thierry Romanens : comment, vous ne connaissez pas encore ? (photo Chantal Bou-Hanna)

Archive. Thierry Romanens, suisse encore inédit en France, est à Sarclo ce que Dupont est à Dupond. Avec un look à la Tintin. Lumineux ! Il nous vient du pays des banques, fait le mariole, pas le branque. Il est direct, franc, jovial, gueule de Tintin picaresque et pittoresque : « Heureux comme un cochon dans la fange / Je ne suis qu’un rieur aux anges. » Ravis, en tous cas, de faire connaissance avec un petit suisse de la chanson, qui partage avec l’autre helvète qu’est Sarclo un goût consommé de l’impertinence, du caustique, de l’humour radical, que contrecarre une poésie urgente, qui se fout pas mal des rimes.
Thierry Romanens aime à reprendre Brassens, mais pas n’importe comment. Avec une verdeur et une impertinence bienvenues. Comme s’il souillait tonton Georges, l’acidifiait avec jouissance et sans économie pour mieux retrouver et son côté politiquement incorrect et son rugueux d’origine, que trop d’hommages enterrent sous de suspectes couches de vernis : cette Brave Margot rapée (ou raptée, en tous cas mise en rap) n’est pas perdue.
Reste que, s’il fait le mariole, son commerce s’étend à bien autre chose. A une sorte de blues urbain dont les mots pour le dire, à défaut d’être policés, ont le mérite d’être directs. Le spleen désamoureux teinte fortement un répertoire des plus attachants. Heureusement pour lui que « Tout m’interpelle et tout m’épate / Tout m’éberlue et tout m’étonne » toujours…
Nous ne sommes pas à une surprise près dans ce festival : Romanens ne peut qu’entrer dans le club, très ouvert, de nos désirs chanson. Il est farouchement irrésistible. Précipitez-vous là où le bougre officie, sans vous poser de questions, car elles sont trop précieuses. N’est-ce pas Thierry Romanens qui nous dit et, en dédicace, nous écrit : « À chaque solution qu’on trouve, c’est une question qu’on perd »

Le site de Thierry Romanens ; son myspace aussi.

12 mars 2011. Étiquettes : , . Archives de concerts, Chantal Bou-Hanna, En scène. 2 commentaires.

%d blogueurs aiment cette page :