Carrefour Chanson de Clermont-Ferrand : 20 ans déjà ! (1)

par Michel Trihoreau

Ces 14 et 15 avril, Claude Mercier et son équipe de l’ORACLE présentaient le vingtième Carrefour de la Chanson, à Clermont-Ferrand. Vingt années au cours desquelles furent présentés sur scène et récompensés des dizaines de chanteurs, chanteuses et groupes divers. Occasion aussi de voir, la veille, de nombreux artistes confirmés comme Georges Chelon, Le Quatuor, Enrico Macias, William Sheller et bien d’autres. Pour ce vingtième anniversaire, les organisateurs ont dû refuser des entrées, les réservations étaient au complet.

Épisode 1 : Les forbans aux gémonies

Jean Chocun, Jean-Louis Jossic, Jean-Paul Corbineau, nos 3 Jean de Nantes (photo © Eric Doll)

Je me réjouissais de revoir Tri Yann. C’était le spectacle d’ouverture, samedi. Les Trois Jean historiques (Chocun, -Louis Jossic et –Paul Corbineau) qui écument depuis quarante ans les scènes bretonnes de partout, accompagnés de leurs cinq autres complices, étaient bien à leur poste, armes en main, prêts à conquérir le public auvergnat une nouvelle fois.
Une mise en scène prometteuse évoque à la fois un navire pirate fantôme et la cour déglinguée d’un roi soleil anachronique, avec dentelles, chapeaux oniriques et chausses dans les baskets. Et l’équipage attaque pour le plus grand plaisir des fidèles anciens et des néophytes émerveillés.
Les Prisons de Nantes, Pelot d’Hennebont, Ye Jacobites, les meilleures pièces de l’arsenal sont dépêchées au public avec l’entrain et l’expérience de la jeunesse et de la durée conjuguées.
Bien sûr, les voix sont tellement mélangées aux instruments qu’on ne saisit pas bien le sens des paroles. Pas très grave pour La Jument de Michao, suffisamment répétitive pour qu’on s’y retrouve, mais c’est dommage pour Marie-Jeanne-Gabrielle, ce bijou de Louis Capart dont la mélodie se délaye dans la marée sénane et dont le texte se devine à peine dans le crachin.
J’étais néanmoins dans un bon jour, prêt à tout pardonner à ces forbans, avec une indulgence bienveillante qui devait beaucoup à mes souvenirs et pas mal à mon respect pour leur admirable longévité. Et puis tout a basculé.
Je ronronnais, emporté dans une espèce d’équipée magique, avec dans la tête des images de Bilal ou de l’Ankou troussant Bécassine ; peut-être aussi des parfums de galettes de sarrasin, de cidre ou d’hydromel ; ou  les saveurs de la bière Lancelot, je ne sais plus… Je suis brutalement revenu à la dure réalité avec un projecteur dans les yeux. L’objet partait du fond de la scène et, sans crier gare, m’envoyait dans les globes oculaires une quantité insupportable de watts. J’étais prêt à tout avouer : « Oui, l’Erika, c’était moi ! L’Amoco Cadiz et le Torrey Canyon aussi ! Pitié ! » Rien n’y fit, l’éclairagiste de la Gestapo, impitoyable, continuait à me détruire la rétine. Pire, à me gâcher définitivement le reste du spectacle.
Est-ce l’effet de la souffrance ? D’un coup, j’ai frôlé l’agacement dans les cabotinages du capitaine Jossic ; je me suis pris à penser  que le meilleur temps était celui de La Découverte ou l’Ignorance où la profondeur le l’océan me touchait encore.  J’ai continué à souffrir, avec par intermittence cette lumière insupportable dans les yeux, lié au mât, plus révolté que désespéré. Allez quitter un navire en plein océan ! Et pas de risque de mutinerie : autour de moi on s’accommodait des souffrances visuelles comme parfois on s’accommode des tortures auditives infligées par des sonorisateurs aussi sourds que fous.
La rage me rongeait tellement que j’ai voué aux gémonies tous les chanteurs qui font chier le public de toutes les façons possibles. (Pardon, dans ma colère j’ai laissé échapper un gros mot !)

(à suivre)

18 avril 2012. Étiquettes : , . Festivals. 3 commentaires.

Tri Yann, deux fois vingt ans

Tri Yann, fière et belle équipe (photo DR)

Restons en Bretagne. Avec Tri Yann justement. Quarante ans déjà que ça dure. Quarante ans et une flopée d’albums (dont quatorze originaux), nos trois Jean de Nantes (Tri Yann an Naoned) ont, qui l’eu cru à leurs débuts, un parcours exemplaire. Avec certes des albums plus inspirés que d’autres, des excentricités scéniques qui ont parfois pu irriter… Reste que les voir en concert (en spectacle !) vaut le jus : débauche de couleurs, de sons et de costumes pour fête garantie.
On objectera que ce n’est justement pas du pur jus breton, qu’ils sont allés nourrir leur supposée tradition à des sources bien lointaines. Oui, bien sûr, quelquefois. Comme tout ce qui vit, prélevant ici et là des apports aux pays, aux cultures, aux époques. Comme ces bateaux qui, naguère (et toujours), nous ramenaient des épices et des étoffes jamais vus, des fruits et légumes inconnus, des tas de produits et d’objets, mêmes des us et des mots incongrus. Qui font désormais notre quotidien. Tri Yann est pareil, nourrissant une tradition avec des ailleurs. Tradition qu’il conjugue au présent comme au futur.

Nouvel opus, prélude à une longue tournée anniversaire…

Après un opus sous-marin assez décevant, Tri Yann refait surface par Rummadoù (Générations), une saga qui retisse le fil d’une longue histoire, de l’an 463 à nos jours. Les Vikings, les Croisades, la peste noire, les guerres moyenâgeuses et les révoltes paysannes, la grande guerre… c’est l’histoire de la Bretagne qui défile, revisitée en une quinzaine de chansons (la seizième, sans titre, est comme pot-pourri revisité techno, surprenante).
Mine de rien, c’est le Tri Yann des grandes marées qui nous revient, album musicalement inspiré et retour aux fondamentaux qui ont fait la réputation du groupe. La bande à Jossic, Corbineau et Chocun – les trois Jean – n’aime rien qu’à jouer à saute-mouton avec l’Histoire, histoire d’en tirer sans doute des faits d’armes musicaux et de belles ballades. Mais pas que. Dans cette galette aussi, Pour faire de bonnes crespes, recette chantée, un peu comme jadis Deneuve nous chantait la Recette pour un cake d’amour, dans le film de Demy. Un autre nantais soit-dit en passant…

Tri Yann, Rummadoù, Générations, 2011, Marzelle/Coop Breizh. Tournée « 40 ans et toutes ses dents » le 5 mars à Melun, le 11 à Lille, le 18 à La Rochelle, le 25 à Tours, le 26 à Rennes, le 2 avril à Nantes… Site de Tri Yann.

28 février 2011. Étiquettes : . Lancer de disque. 1 commentaire.

Bretagne : le soleil est noir

Yannick Martin (à droite) et son frère Tanguy (photo Ouest-France)

Dans une de ses plus belles chansons, Alain Souchon nous parle de celui qui se rêvait, « dansant Quimper ou Landerneau », « soufflant tonnerre dans du roseau » au Bagad de Lan-Bihoué.
Yannick, lui, est du Bagad Kemper, autre prestigieuse formation, à Quimper. À vingt-quatre ans, il est le meilleur joueur de bombarde de Bretagne et s’est déjà vu bombardé par deux fois champion de musique traditionnelle bretonne. Il a le souffle et le talent. Bravo !
J’aime la Bretagne, j’aime tout ce qui est parcouru de l’âme celte. Avec le nom que je porte, il m’est du reste difficile de dire autrement.
J’aime les bretons. Mais pas tous. Comme partout ailleurs, il y a son lot de cons. Ainsi, sur un site internet qui se veut le relais d’information de « Breiz Atao » (« L’Etat national breton », ben voyons !), notre jeune prodige de la bombarde se voit érailler pour… sa couleur de peau. Il faut dire que Yannick Martin est noir, né en Colombie et adopté alors par une famille finistérienne. Choqué par des commentaires immondes postés par quelques internautes sur ce site hébergé aux Etats-Unis, Yannick n’en perd pour autant pas son souffle : « Pour ces gens-là, c’est la couleur de peau qui est visée. C’est très malsain et ce n’est pas du tout l’image que reflète la culture bretonne. Mais il ne faut pas s’arrêter à ça. Je me sens entièrement Breton, ça ne m’empêchera pas de sonner » déclare-t’il à l’AFP, poursuivant avec courage et sérénité : « Si j’ai une revanche à prendre là-dessus, c’est en continuant à jouer et à transmettre des choses, à faire ressentir des choses au public qui est en face de moi dans les différentes manifestations. »

Créé en 1949, le Bagad Kemper est un des bagads les plus prestigieux de Bretagne. Yannick en est.

Il sera demain dimanche à Brest, au très couru Concours des bagadou. Où tous les joueurs arboreront,en son soutien, deux petits rubans blanc et noir à leur veston, les couleurs gwenn ha du (noir et blanc), le drapeau de la Bretagne. Quelle est belle ma Bretagne quand elle veut… « C’est le mélange qui va faire évoluer la musique bretonne, plus on ira dans ce sens là, plus ce sera enrichissant » dit encore Yannick avec ce bon sens et cette fraternité qui manque aux fachos de tous poils, fussent-ils celtes.

En l’honneur de Yannick, il me revient en tête ce très beau texte de Morvan Lebesque, mis en musique en 1976 par Tri Yann : La découverte ou l’ignorance.
« Le breton est-il ma langue maternelle ? Non ! Je suis né à Nantes où on ne le parle pas. Suis-je même breton ? Vraiment, je le crois. Mais de pur race ! Qu’en sais-je et qu’importe ? Séparatiste ? Autonomiste ? Régionaliste ? Oui et non… Différent. Mais alors, vous ne comprenez plus : qu’appelons-nous être breton ? Et d’abord, pourquoi l’être ? Français d’état civil, je suis nommé français, J’assume à chaque instant ma situation de français. Mon appartenance à la Bretagne n’est en revanche qu’une qualité facultative. Que je peux parfaitement renier ou méconnaître. Je l’ai d’ailleurs fait… J’ai longtemps ignoré que j’étais breton… Français sans problème, il me faut donc vivre la Bretagne en surplus. Et pour mieux dire en conscience. Si je perds cette conscience, la Bretagne cesse d’être en moi. Si tous les bretons la perdent, elle cesse absolument d’être. La Bretagne n’a pas de papiers, elle n’existe que si, à chaque génération, des hommes se reconnaissent bretons… À cette heure, des enfants naissent en Bretagne. Seront-ils bretons ? Nul ne le sait. À chacun, l’âge venu, la découverte ou l’ignorance ! »

26 février 2011. Étiquettes : , , . Saines humeurs. 1 commentaire.

Bizness : la cagnotte est bretonne

Album déjà certifié double disque de platine…

C’est elle qui, pour l’instant (*), tête de gondole et première de la classe, fait la fierté de l’industrie discographique française, grillant même la politesse à son aînée sexy-chic qu’est Mylène Farmer. Elle, c’est Nolwen Leroy, née il y a quelques années de la cuisse de la Star’Ac et qui, pour son quatrième album, se souvient de ses origines bretonnes en exploitant cette veine avec grand succès. Faut-il dire ici que ce disque, Bretonne, est tout à fait écoutable, comestible, agréable même, à défaut d’être tout à fait original. Nolwen Leroy puise en effet dans la tradition (La jument de Michao…) ou dans ce qui semble l’être (Ma Bretagne quand elle pleut…). C’est du copié-collé, pas l’once d’une création. La Suite armoricaine est bien celle d’Alan Stivell, Tri Martelod aussi. Et le reste à l’avenant. À quoi ça sert donc ?
Ça sert à ce que le grand public ait ainsi, par Nolwen Leroy, son authentique disque de chansons bretonnes comme il vient d’avoir, par Les Prêtres et leur Spiritus Dei, sa part de chants sacrés. Se cultiver (ou plutôt avoir l’impression de le faire) c’est se sentir obligé de posséder ça, de s’ouvrir à tout, à la grande musique comme à celle de chambre, au folklore comme au jazz, au grégorien comme à l’opéra… Et l’industrie discographique sait pourvoir à ça. À défaut de commercialiser l’authentique, elle produit ses clones, ses avatars, ses contrefaçons ou ses libres interprétations. On crée l’effet de mode, la consommateur achète, écoute deux trois fois puis passe à autre chose, achète autre chose : mais, dans sa pile de disque, il a ce qu’il faut. C’est à dire ce que tout le monde a : même si je ne vais pas à Quimper (il y pleut tout le temps…), j’ai mon disque breton à la maison. Plutôt que de promouvoir une compile de Stivell ou de Tri Yann, de Servat ou de Soldat Louis, l’industrie discographique saura nous fabriquer le produit exactement calibré, étudié, formaté (et la jolie chanteuse qui va avec) pour toucher en nombre la ménagère de moins de cinquante ans et, quitte à faire, le vieux de plus de cinquante et un ans que je suis.

Alan Stivell, l'artiste tutélaire (photo DR)

Je ne cracherais pas, loin s’en faut, sur la galette bretonne de Nolwen Leroy. Mais ne saurais que trop vous encourager à (ré)écouter les originaux ou, par défaut, les mémorables interprétations :
1. Tri Martelod, par Stivell : on préférera la version sur l’album Olympia de 1972, cause à l’incroyable ferveur de ce live. On trouve aussi ce titre sur l’album Again de 1993 :
2. La jument de Michao : allez sur l’album La découverte ou l’ignorance de Tri Yann (1976) ;
3. Suite armoricaine : sur l’Olympia de Stivell (sur Again aussi) ;
4. Greensleeves : tant d’interprètes ont repris ou se sont inspiré de ce traditionnel anglais, dont le texte est attribué au Roi Henry VIII, que le choix est difficile : citons Jeff Beck, Marianne Faithfull, Neil Young, Elvis Presley… même Brel dont le thème d’Amsterdam est piqué à cet air trad. ;
5. Brest : de Miossec (sur l’album 1964 de 2004) ;
6. Bro gozh va zadoù : c’est l’hymne national breton et à peu près tout le monde l’a déjà interprété (Stivell, Tri Yann, Didier Squiban…) ;
7. Mna na h-eirann : créée en l’honneur des femmes qui ont voué leur vie à l’Irlande et en particulier celles du mouvement nationaliste irlandais, cette chanson a été interprétée entre autres par The Chieftains, Mike Oldfield, Alan Stivell (sur le disque Brian Boru) et Sinéad O’Connor ;
8. Ma Bretagne quand elle pleut : magnifique chanson de Jean-Michel Caradec sur son album éponyme de 1977 ;
9. Je ne serai jamais ta parisienne : de Miossec, inédit ;
10. Karantez vro : Cet Amour du pays est d’Angela Duval
11. Le bagad de Lann Bihoué : mémorable chanson de Souchon, extraite de l’album Toto, 30 ans, rien que du malheur de 1978 ;
12. Dans les prisons de Nantes : quitte à faire, préférez Tri Yann ! (sur l’album Tri Yann an Naoned de 1972) ;
13 : Rentrer en Bretagne : d’Alan Stivell, sur l’album Terre des vivants, 1981.

(*) Finalement, Nolwen Leroy aurait vendu 900 000 galettes en 2011.

18 janvier 2011. Étiquettes : , , . Lancer de disque. 21 commentaires.

Le grand bleu de Tri Yann

Tri Yann, 12 juin 2010, Zénith de Saint-Étienne,

D’abord – et ce fut réussite – une chorale de bien quarante chanteurs (en fait trois chœurs assemblés pour l’occasion), accompagnés du Bagad Avel Mor de Roanne. Mise en bouche cohérente, que du Tri Yann : La Découverte ou l’ignorance, La Ville que j’ai tant aimé, Chanson à boire, Les Filles des forges… Tonalité certes haut perchée mais beau travail vocal. Et le bagad qui s’étoffe devant nous : trente musiciens en scène, des airs d’Irlande et le dernier souffle de Bobby Sands, puissance et talent. Cette première partie, cet avant goût est déjà délice. Les Jean de Nantes qui suivent seront cerises sur le gâteau…

Gérard Goron, Jean-Paul Corbineau, Jean-Louis Jossic, Christophe Peloil et Jean Chocun (photo d'archives)

« Dessous le ville de Nantes / L’y a t’un océan caché. » Sous les pavés la plage, sous Nantes le grand bleu… Huit personnages en ligne aux étonnantes excentricités vestimentaires, incroyables et merveilleux venus d’on ne sait où, des profondeurs marines assurément, folklore poulpeux et gluant, comme médusé. C’est que le dernier opus de nos bretons célèbre des légendes de dessous la ligne de flottaison, des bas-fonds, des Abysses abyssales. L’essentiel du concert sera fait de ces titres-là, tous amenés par un Jean-Louis Jossic bavard, conteur et bonimenteur hors pair. Sirènes, néréides, épaves… tout ce que l’imaginaire marin a enfanté est là, en chansons, à la croisée de cultures (les musiques du monde sont à l’évidence solubles dans celles bretonnantes) et de traditions, vraies ou suggérées. Ça et parmi les plus grands succès du groupe : Kan ar kann, Si mort à mors, La Jument de Michao… C’est du Tri Yann, entre grand spectacle haut en couleurs et veillée entre amis, fussent-ils des milliers. Un Tri Yann diablement efficace qui, plus que jamais, met en exergue le trio fondateur que sont ces trois Jean de Nantes : Jean, Jean-Louis et Jean-Paul, poivres et celtes, inséparables ou presque, animant le concert, occupant le devant de la scène, tenant le crachoir avec grand talent. Eux et, pour sûr, leurs compagnons musiciens, hymen heureux d’instruments trad’ et d’autres plus modernes, tous impeccables dans leur partie, leur partition. Paradoxalement, ce n’est pas tant les aventures sous-marines de Tri Yann qu’on retiendra, ni ce collier de tubes, magnifique car intemporelle compilation de beaux morceaux. Mais cette reprise (malheureusement peu synchrone) tirée du lointain des Jean de Nantes : Le Soleil est noir, né des flancs de l’Amoco-Cadiz, justifié par la suite par toutes les autres et sinistres marées noires. Qu’on peut désormais chanter, belle aubaine vraiment, dans les insalubres et huileux bayous d’une Louisiane souillée comme jamais, mortellement blessée. Noire incantation, comme tirée du chant mystérieux des anciens, comme si un Vaisseau de pierre crevait, libérant toute l’humanité qui nous a précédé, revenue pour condamner cette insulte majeure : « Mil malloz ru, chant de l’épée / Mille noires statues, noirs policiers / Mille poings tendus, dix poings brisés / Mille printemps dus pour mille années / Cent mille hommes en colère / Mille hommes sans la mer /Sang, larmes et fer en pluie. » Il y a dans ce chant tout Tri Yann, tradition et absolue modernité, total engagement. Car loin d’un aimable divertissement, d’une pure fantaisie, nos bretons de Nantes portent par leur chant, au mitan de leurs chants, une posture politique affirmée, résolue. C’est un grand, un très grand groupe.

Le site de Tri Yann.

14 juin 2010. Étiquettes : . Mes nouvelles Nuits critiques. Laisser un commentaire.

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